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Quel est le lien entre la conscience et le cerveau ?

  • mis à jour le vendredi 1 mai 2020
  • 8 Min de Lecture

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quel-est-le-lien-entre-le-cerveau-et-la-conscience

Où se situe la conscience dans le cerveau ?

L’expérience d’une conscience transcendante

Novembre 2008, le Dr Eben Alexander s’effondre chez lui, victime d’une méningo-encéphalite qui le plongera dans un coma au cours duquel il vivra une expérience de mort imminente, un état modifié de conscience. Si vous ignorez tout de ce merveilleux phénomène, nous vous invitons à en apprendre davantage aux côtés de Rajaa Benamour , et de l’ouvrage « La preuve par l’âme » de François de Witt.

Les expériences de mort imminente, ou les EMI, ont été connues du grand public dès 1972 grâce au Dr Raymond Moody, qui compila dans « La vie après la vie » le récit des expérienceurs (ceux qui ont vécu une EMI). Dans son ouvrage, il définit une EMI comme : « un épisode de conscience transcendante qui se produit quand quelqu’un frôle la mort et est ramené à la vie. »

Exactement ce qui est arrivé au Dr Eben Alexander. Chercheur et neurochirurgien de formation, le Dr Alexander avait déjà entendu parler de ces EMI, mais y voyait surtout le fruit d’un cerveau délirant avant de s’éteindre définitivement. A son réveil, il gardera des souvenirs sensoriels de son EMI qu’il décrit comme « ultra-réels, éclatants et riches » pendant qu’il était dans un état végétatif et inconscient. Des souvenirs qui l’amèneront à remettre en question tout ce en quoi il croyait. En particulier, l’idée admise par la science que la conscience de soi est produite par le cerveau.

Le cerveau générateur de conscience ?

Effectivement, les neurosciences cognitives (l’étude du système nerveux central, et donc le fonctionnement cérébral), considèrent que toutes nos fonctions cognitives supérieures (la raison, la pensée, le langage, la mémorisation etc.) proviennent directement du néocortex, la super calculatrice du cerveau humain. Pour autant, nous n’avons pas le début d’une piste pour comprendre comment la conscience fait partie des fonctions cérébrales.

Et ce n’est pas faute d’avoir observé le fonctionnement du cerveau sur toutes ses coutures. Idem des souvenirs, que nous pensons stocker dans nos réseaux neuronaux. Là non plus, nous n’avons pas la moindre idée d’où se situerait un tel site de stockage dans notre cerveau.

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Il y a même des cas d’étude où on a retiré du cerveau une région corticale associée à un souvenir, et pourtant les patients le rapportaient sans aucun problème. En fait, plus les neuroscientifiques avancent dans leurs recherches, plus l’idée que le cerveau produise la conscience et les souvenirs devient caduque.

Le cerveau filtreur de conscience ?

En parallèle, certaines approches scientifiques sortent des sentiers battus et apportent un concept radicalement innovateur : le cerveau serait une valve de réduction, ou un filtre, qui réduirait notre conscience primordiale à un filet. Dès lors que notre conscience se libère de l’espace réduit du cerveau, elle accède à un niveau bien plus élevé.

Cette théorie permettrait de mieux comprendre les EMI, ainsi que les autres phénomènes qui lui sont semblables comme les sorties de conscience du corps (pendant le sommeil, sous hypnose ou au moment d’une promenade ou d’une méditation). On y retrouve les mêmes sensations de sortie du corps, de bien-être, de paix, de présence d’un tunnel, de la rencontre d’une lumière extraordinaire et d’une conscience accrue de qui nous sommes et de notre raison de vivre.

Tout comme ses confrères qui avancent l’hypothèse que notre cerveau est un filtre, le Dr Alexander est lui aussi sorti des sentiers battus en allant parcourir les autres domaines de la science où la conscience apparait. A savoir, la cosmologie et la physique quantique.

L’intelligence des lois de l’univers

Une conception bien trop précise et subtile

Selon Einstein :

Quiconque est sérieusement impliqué dans la science devient convaincu qu’un esprit se manifeste dans les lois de l’univers. Un esprit infiniment supérieur à celui de l’homme, et devant lequel, nous, avec nos pauvres pouvoirs, devons-nous sentir humbles.

Pourquoi cette affirmation ? Parce que notre univers repose sur des composants dont le comportement est déterminé selon un réglage minutieux et précis des valeurs des constantes physiques. En d’autres termes, l’univers est réglé au millimètre près. Par ailleurs, on a pu démontrer que l’univers s’est formé autour de 26 paramètres.

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Or si un ces 26 nombres variait ne serait-ce que de 0,000000000000000001 % de sa valeur mesurée, tout s’écroulerait : cela empêcherait la formation des atomes, des particules, des planètes, des étoiles, des galaxies, du vivant et de nous.

Dieu serais-tu là ?

C’est cette précision mathématique et ce réglage subtil et entremêlé des paramètres physiques dans sa structure qui nous fournissent les preuves que notre monde a été conçu avec intelligence et qu’il doit son existence à une conscience hautement ordonnée.

Si l’intelligence mathématique de l’univers laisse deviner la présence d’une conscience derrière ses lois, pour ce qui est du domaine de la physique quantique, la conscience se manifeste de manière beaucoup plus directe.

L’attention consciente en physique quantique

La frontière entre le visible et l’invisible

La physique quantique c’est le monde subatomique du très petit, habité par des particules aux noms divers comme les neutrons, les protons, les photons etc.. Le Dr Alexander Eben décrit ce monde comme « la rencontre entre l’esprit et la matière ». A juste titre.

Alors qu’en physique classique, les résultats d’un calcul ne prennent en compte que l’objet mesuré, en physique quantique l’observateur influence le résultat. Improbable mais vrai. Dans les années 1960, on découvrit la double nature de la lumière. Elle était à la fois une particule et une onde et, suivant les obstacles et les circonstances, elle passait d’un état à un autre.

Pour découvrir comment le photon (particule subatomique et composant quantique de la lumière) changeait d’état, on lui confectionna un parcours à deux chemins.

L’idée étant qu’il débute le parcours en étant particule et que le passage des deux chemins le conduise à se changer en onde pour qu’il puisse les passer tous les deux. Il n’y avait plus qu’à observer comment il changeait d’état. Et c’est là que le plus invraisemblable se passa : dès lors qu’il était observé, le photon resta à l’état de particule et se décida à n’emprunter qu’un seul des deux chemins.

L’esprit agit sur la matière

En 1998, cette expérience fut reprise par l’Institut Wiezmann en Israël. Les scientifiques confirmèrent l’importance du rôle de l’observateur dans le résultat et notèrent également que « plus l’intensité d’observation est grande, plus l’influence de l’observateur sur ce qui se produit est grande ». Ainsi l’attention consciente agit bien sur la matière.

Pour la science moderne, le comportement des particules-ondes à l’échelle subatomique disparait quand on étudie sur des ensembles plus grands. Une frontière a d’ailleurs été créée et baptisée « Frontière de Heisenberg ». Mais dans la réalité, une telle frontière n’existe pas du tout.

Pour le Dr Alexander Eben : « en réalité, tout est quantique », car les étonnants principes de la physique quantique se retrouvent aussi en chimie et en biologie. Sans eux, nous ne pouvons pas comprendre la photosynthèse, le sens de l’odorat chez les animaux et les humains et la migration des oiseaux.

Mais la physique quantique n’est pas le seul lieu où nous voyons l’attention consciente modifier la matière. A notre échelle humaine, nous avions déjà vu que nos pensées et états mentaux pouvaient modifier les connexions entre les neurones.

La science et la spiritualité bientôt réunies ?

Le mental gouverne le physique

Précédemment, nous avions découvert le pouvoir de notre cerveau, ou plutôt le pouvoir de nos pensées sur notre cerveau. Grâce à des exercices de concentration et d’imagination pratiqués avec assiduité pendant 21 jours, nous pouvons nous débarrasser de nos pensées négatives et parasitaires, source de notre mal-être.

A ce propos, dans « Rémission radicale » publié en 2016, la Dre Kelly A. Turner, qui s’occupe de patients atteints d’un cancer, a identifié 9 facteurs et processus cognitifs qui ont aidé plus d’un millier d’entre eux à parvenir à une guérison complète :

  1. Un changement de régime alimentaire décidé par les patients.
  2. Une prise de suppléments alimentaires décidée par les patients.
  3. La conviction que leur santé dépend d’eux et non du cancer.
  4. L’écoute de leur
  5. Un lâcher-prise vis-à-vis à de leurs émotions contenues ou refoulées.
  6. La recherche de sources d’émotions positives (regarder un film comique, écouter de la musique douce etc.)
  7. L’aide aux autres.
  8. Une prise de conscience qu’il existe de bonnes raisons de vivre.
  9. Une connexion spirituelle approfondie (ces patients ont la foi que tout se passera bien quelle que soit l’issue).

Ces 9 facteurs signifient que ces milliers de patients impliqués ont accueilli leur maladie en toute conscience. Le comportement et l’état d’esprit impliquant un sentiment d’indépendance corrélé en une confiance en la vie leur a donné la force mentale suffisante de ne pas se laisser dépérir par leur cancer. Leur exemple montre que les pensées positives ont un impact sur le corps. Notre bonheur dépend donc bien de nous.

Le cœur gouverne le cerveau

Le Dr Eben Alexander rappelle à ce titre que notre cœur dispose d’un champ électromagnétique très important. Des études ont démontré que ce champ électromagnétique pourrait non seulement capter de l’information dans l’environnement immédiat mais aussi serait capable de diffuser l’état émotionnel d’une personne à l’extérieur de son corps sur plusieurs dizaines de centimètres.

Les humeurs positives comme la gratitude, la joie et le bien-être sont corrélées à des champs cardiaques plus grands et étendus, alors que des émotions telles que l’avidité, la colère ou la tristesse renvoient à un champ électromagnétique rétrécit.

Ainsi, en se concentrant sur des pensées ou des souvenirs qui nous rendent joyeux ou euphoriques nous développons notre champ électromagnétique. Par ailleurs, le cœur disposant également d’un réseau neuronal aussi conséquent que celui du cerveau, envoie davantage d’informations au cerveau que l’inverse.

C’est l’unique organe qui a cette faculté. Ainsi en travaillant sur l’intelligence du cœur, nous modifions notre perception de la réalité, nos réactions et donc notre état d’esprit et de conscience.

Le yoga, les danses de transe, les chants sacrés, les caissons d’isolations sensorielles, les exercices de respiration ou d’imagination sont des techniques aussi diverses et variées pour nous permettre d’élargir notre cœur et conscience.

Révolution scientifique imminente

Pour Alexander Eben, et également Raymond Moody : « l’image qui émerge des domaines les plus avancées de la recherche scientifique est plutôt contraire à notre point de vue scientifique conventionnel. Une révolution de la connaissance semble imminente. »

Mais en attendant que la science matérialiste (celle qui s’accroche à l’idée que notre cerveau produit la conscience) accepte de s’éloigner de ses anciennes croyances et carcans culturels, nous pouvons d’ores et déjà pratiquer la gratitude et la pleine conscience.

Bien que la vie nous assomme de problèmes sentimentaux, d’argent, de santé, de famille, il est vital de ne pas oublier l’essentiel : ces problèmes ne sont pas des problèmes, ce sont des défis.

Souvenez-vous de ce que nous disait Frédéric Lenoir, tout le but de notre chemin sur Terre est de passer de la peur à l’amour, de passer d’état de veille ou de sommeil profond de l’inconscience à l’éveil de conscience. A défaut de comprendre le cerveau entièrement, on a au moins compris quel est le sens de la vie.

Sources : Dr Eben Alexander & Karen Newell, “Voyage d’un neurochirurgien au cœur de la conscience », Editions Trédaniel, 2018

Dr Raymond Moody, « La lumière, au-delà de la vie », Editions Trédaniel, 2018
écrit par

La rédaction

Savoir être

Métaphysique

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