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Comment passer de la peur à l’amour ?

  • jeudi 3 mai 2018
  • 40 Min d'interview

Entretien avec Frédéric Lenoir

« Ce qui nous distingue des animaux et ce qui est le propre de l’humain est de se poser des questions métaphysiques : qu’est-ce que je fais sur Terre ? C’est quoi réussir sa vie ? Y a-t-il un sens à la vie ? »

« Comme le disait Einstein, celui qui ne s’est jamais posé la question du sens de l’existence humaine, n’est pas totalement humain. »

« Le sens de l’existence humaine, au-delà du sens que chacun peut donner à sa vie en fonction de ce qu’il est, c’est de grandir en conscience. On passe de l’inconscience à la conscience, et de la peur à l’amour. L’amour nous met dans la confiance, dans le lien qui fait que nous vivons pleinement. »

« La conscience, c’est ce qui permet à notre intelligence de s’accomplir, et l’amour, c’est ce qui permet à notre cœur de s’accomplir. »

« Passer de l’amour à la peur, c’est d’abord passer par l’amour de soi, où on s’aime beaucoup mieux. On est ainsi beaucoup plus en confiance vis-à-vis de soi-même, et on a envie de donner aux autres, d’être plus généreux. On passe du besoin névrotique de reconnaissance à un échange plus fluide basé sur la bienveillance. »

« Le bonheur est d’abord en nous. C’est dans la manière dont on regarde le monde dans notre esprit que tout se joue. Ainsi une contrariété pour l’un c’est la fin du monde, et pour l’autre une contrariété c’est l’occasion de grandir. »

« Jésus m’a particulièrement touché parce que son message dans les Evangiles c’est l’amour. Un amour exigeant qui nous dit qu’aimer Dieu c’est aimer son prochain. Ça ne sert à rien de parler de Dieu si on n’est pas capable d’aimer son prochain. Le message du Christ, c’est de dire que tout se joue sur l’amour, que c’est la seule chose qui compte ».

« En lisant l’Evangile, cela a ancré ce que je pressentais, à savoir que l’essentiel de la vie, c’était d’apprendre à aimer. »

« Il y a beaucoup de pièges avec l’amour, parce qu’il y a le besoin de recevoir. Il ne s’agit pas simplement de donner. L’amour est donc un échange, mais comme on a beaucoup de fragilités et de blessures liées à la relation d’amour qu’on a eue dans notre enfance, on va avoir des besoins et des manques. Si j’ai été maltraité enfant, je connais la relation d’amour sous la forme de la maltraitance, et je vais chercher quelqu’un qui va me dévaloriser. Je vais croire que c’est de l’amour alors que c’est une relation névrotique de dépendance. L’amour demande donc une lucidité, de faire un travail de conscience pour savoir ce qui se joue dans les relations affectives. »

« Spinoza, extraordinaire psychologue, dit que la plupart du temps nous avons des relations amoureuses faussées à cause de la projection imaginaire que nous mettons sur les gens. L’amour doit reposer sur la réalité. Sur la réalité de ce que je suis et de ce qu’est l’autre. A partir de là, on peut échanger. »

« On ne peut être dans une qualité de relation d’amour avec l’autre que si on est au clair avec soi-même. »

« L’amour ce n’est pas que les relations amoureuses, c’est aussi l’énergie qui fait que notre cœur s’ouvre au monde. L’amour je l’ai ressenti très consciemment à 6 ou 8 ans devant la beauté de la nature. »

« La différence entre la religion et la spiritualité, c’est que la religion c’est collectif, la spiritualité c’est personnel. La religion c’est des croyances collectives qui impliquent des rituels, et donc c’est culturel. La spiritualité, c’est un questionnement individuel sur le sens de la vie, sur l’amour. »

« Il y a de la spiritualité dans la religion mais aussi le politique, l’identitaire qui souvent créent de la violence. Et il y a de la spiritualité en dehors des religions. La spiritualité est universelle alors que la religion crée du culturel, et c’est pour cela que cela crée des chocs des cultures et des religions. »

« La spiritualité demande de la maturité, alors que la religion peut nous maintenir dans l’infantilisme. »

« Objectivement le monde va beaucoup mieux qu’avant globalement. Les médias faussent tout en mettant l’accent sur ce qui ne va pas. Il y a des soubresauts évidemment, le mal est toujours présent, il y a toujours des peurs et des gens qui veulent dominer les autres. C’est pour ça qu’il faut continuer les luttes d’émancipation de l’individu, et je pense qu’elles continueront car je suis convaincu qu’il y a un progrès assez puissant de la libération de l’individu par rapport au groupe. »

« Tous les progrès collectifs doivent s’accompagner surtout, et c’est ce qui manque, d’un progrès des consciences individuelles. Cela ne suffit pas qu’il y ait des lois pour libérer les individus, il faut aussi que les individus se transforment eux-mêmes. »

« Spinoza a été le premier à nous dire que le meilleur régime c’est une démocratie dans laquelle on respecte la liberté de conscience et d’expression des individus. Mais il dit aussi que cela ne marchera vraiment que quand les individus auront fait un travail pour se libérer de leurs passions tristes. De la peur, de la colère, du ressentiment, de la jalousie, de la tristesse, de tout ce qui crée de la violence. »

« Il faut à la fois progresser dans la justice et le partage, mais il faut aussi que chacun fasse un travail sur lui pour être plus conscient, et pour passer de la peur à l’amour. »

« L’avenir du monde passe finalement par les enfants. Si les enfants d’aujourd’hui développent la bienveillance, l’esprit critique, le discernement, la capacité de débattre ensemble, etc. et qu’ils vont mieux, les adultes de demain iront mieux et donc le monde ira mieux.

« C’est pour ça que j’ai créé la fondation SEVE (Savoir-Être et Vivre Ensemble), où l’on développe des ateliers de philosophie et de méditation. Les enfants aiment philosopher, penser, se poser de bonnes questions, ils apprennent à le faire ensemble, et au bout de quelques ateliers de philo, l’ambiance des classes changent radicalement. »

« Pour un monde plus pacifié, il faut développer le savoir-être et le vivre ensemble. On va me dire que je suis utopiste, mais l’Histoire montre que les utopies sont les réalités de demain. »

écrit par

Amal

Mieux-être & Réussite

Portraits & Interviews

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