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Il n’est jamais trop tard pour se retrouver.

Cette petite carte, je vous la poste d’ici, avec un peu de chance, cela ne se verra même pas et puis avec un peu de poésie aussi, on écrira : que le véritable voyage se vit ensuite au retour. Quand il inonde les jours d’après, les mois. Avec cette sensation double de présence et de détachement, d’un temps à un autre, et d’un espace à un autre.

(En vérité, et entre nous seulement, dans la jungle et sous les cocotiers, acheter des timbres, évidemment, j’ai oublié.)

Venir en Nouvelle-Calédonie était une étrange idée. Une simple réponse à une invitation. Je me souviens bien de ce jour de juillet, où j’ai embarqué pour ces nombreuses heures d’avion, avec comme simple bagage, mes livres et mes carnets, mes rêves et mes idées, la fatigue d’une année, et dans mon ventre, une armée de papillons.

Un aéroport, ça me fait souvent ça, surtout pour les longs courriers : entre le commandant de bord et moi, c’est toujours une première fois.

Après une phase d’approche, un sourire rassurant, des mains qui s’orientent dans la bonne direction, j’hésite et puis… je m’assois. J’ai envie de prendre mon temps cette fois. Ça ne vient pas tout de suite, mais ça vient finalement. Je pleure.

Dans le hublot, mon visage se reflète comme une image floue noyée dans une baignoire. L’eau mousseuse et les odeurs de parfums me soulèvent le cœur.

La joie de partir me vient. Je pleure. Et ça fait un bien fou.

Au bout de quelques heures, chacun se sent un peu chez soi. Les écrans se sont allumés, les génériques de films sont lancés. Certains rires sonnent faux, mais pas plus que d’habitude. Les enfants se lèvent en plein milieu des repas. La vie, peu à peu, reprend ses droits. Au fond, chacun ne demande que ça. Oui, mais pas dans un avion Dans ce joyeux désordre, je n’ai pas osé me lever. Je risquai de perdre, sur l’accoudoir, les quelques centimètres carrés, gagnés contre ma voisine, depuis le départ.

A l’escale de Tokyo, je me suis laissé aller, à un combi « douche et rando à travers les allées ». Ça valait le coup. Dans cette zone de transition, soudain, je me suis sentie bien. Sans doute parce que je n’espérais rien.

Vingt-cinq heures de vol pour Nouméa. Une longue ligne blanche sur la carte du monde. Je suis partie sans savoir. Me voici arrivée quelque part.

Nouvelle Calédonie

Ce que j’ai fait là-bas ?

Au petit matin, retrouver les fonds marins. Les tortues, les raies, les requins. Les bancs de poissons. (Ils restent groupés eux au moins. Ils ont compris avant nous, que tout seul on va plus vite, mais qu’ensemble on va plus loin.)

Le vent dans les cheveux, les vagues qui soulèvent le bateau, la gorge asséchée par le sel et l’air des bouteilles, j’aime… J’aime toutes ces rencontres à bord qui sont autant d’histoires qui se racontent. J’aime toutes ces couleurs. C’est vrai finalement : tout n’est pas « tout noir ou tout blanc ». C’est bleu aussi, et c’est joli. Une chose est sûre : tout est vivant.

Je pars souvent pour nourrir ma foi devant la beauté du monde, je reviens pour la transmettre. Partager toutes mes petites découvertes.

Nouméa

On pense qu’il ne se passe rien mais il se passe des quantités de choses. Chaque jour, chaque seconde, a finalement son importance.
De retour aujourd’hui, je vous écris, je souffle sur nos vies. Des mots dans le cou. Je ne sais faire que ça….
Pour que ces lumières qui s’éclairent dans nos yeux parfois, ne s’éteignent jamais.

J’en ai des listes dans ma tête. Plein. Ce ne sont pas juste des « listes de mes envies », ce sont des listes de possibilités, de moments vécus, et tant d’autres sont encore à créer :

Des photos de plages sublimes à rendre jalouses toutes les cartes postales du monde. 🙂

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Des excursions improvisées, la tente sous le bras, avec nos chers matelas, qui la nuit, renoncent à leurs responsabilités.

Des fous rires sur les paddles, (qui entre nous, ne servent à rien), on les retrouvera (au pire) le jour où on ne saura plus courir…D’ici là, il y a bien d’autres moyens pour garder l’équilibre. 😉

L’eau de coco à midi ou la première gorgée de bière à l’apéro. Des locations de vélos, de l’air, de l’eau, des bouquins…
Du rien, et des tonnes de pensées positives du soir au matin.

C’est un peu ça les vacances. Ce temps où l’enfance nous rattrape…

J’ai longtemps cherché, pourquoi certains liens pouvaient se déchirer. On nous dit : « C’est la vie ». Il en est ainsi. Alors on reste en suspens. On n’attend plus ceux qui sont déjà partis. On « fait avec », ou plutôt « sans ». C’est la vie, avec ses séparations et ses coupures sans lot de consolation. On se rend compte seulement un peu plus tard, que notre mémoire garde la douleur de ces amours manqués.

La famille, c’est un peu ça aussi. Ce qui s’amenuise, ce qui s’éloigne, ce qui disparait. Doucement. On se croise, on partage des temps ensemble. Puis on s’en va, on se souvient. Et on s’écrit. C’est un privilège. Une souffrance et un privilège.

Il n’est jamais trop tard pour se retrouver.

Ce jour-là, le passé n’a plus aucune importance. Il n’y a rien à rattraper. Plus rien à comprendre. Ne plus lutter, s’abandonner enfin, rire ou pleurer, regarder les JO à la télé, dévorer des langoustes grillées, s’offrir des desserts chocolatés… La voilà, la belle urgence.

On devrait toujours se rappeler ces instants de lumière, où nous sommes, pour un peu de féérie, un peu d’amour, un peu d’audace, rendus à nos vies. Vibrantes. Ephémères. Et magnifiques.

Il ne tient qu’à nous, de continuer.

Je rentre à Paris avec cette douce impression d’être à ma place, et dans mes mains cette folle envie de ne jamais rien lâcher.

Je n’ai plus peur des années qui passent, de l’ennui qui menace, ni même de certains amours qui s’effacent.

Faites-moi confiance… même s’il y aura toujours des réveils incertains, la vie est belle et le désir sans fin… Ici et ailleurs…

Et ailleurs commence ici.

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