Publié le 09/06/2026, mis à jour le 22/10/2026
Santé intégrative
Le cancer, une maladie du métabolisme ? La thèse à contre-courant de Laurent Schwartz
Réponse express : Laurent Schwartz propose une lecture métabolique du cancer. La recherche sur le métabolisme tumoral est réelle, mais les observations biologiques ne valident pas automatiquement les traitements qu’il propose. Les études citées ici portent sur des modèles animaux ou de petites séries de patients : elles ne démontrent pas une guérison humaine par ces associations. Cet entretien est mis en perspective avec leurs limites et les données sur les soins éprouvés. Il ne fournit aucun protocole à appliquer ; ne modifiez pas votre prise en charge sans l’équipe oncologique.
Approche métabolique selon Laurent Schwartz
Entretien analysé à la lumière des connaissances scientifiques actuelles.
La cancérologie ne voit pas le cancer comme une maladie unique, mais comme un ensemble de maladies, aux dimensions génétiques, épigénétiques, immunitaires et métaboliques. La reprogrammation du métabolisme en est une caractéristique reconnue, et l’effet Warburg est bien établi, au point d’être utilisé en imagerie par la TEP. En faire la cause première ne fait pas consensus. C’est dans ce contexte que s’inscrit la thèse présentée ici, selon l’auteur.
Et si le cancer était une maladie métabolique, et non une simple maladie des gènes ? C’est la thèse défendue par l’oncologue Laurent Schwartz. Elle dérange une partie de la cancérologie. Pourtant, elle mérite qu’on l’écoute, l’esprit ouvert et le doute en bandoulière.
Avant de lire : cet article restitue une conversation. C’est une pensée, une recherche, une exploration. Ce n’est pas une ordonnance. Rien de ce qui suit ne remplace l’avis de votre médecin, et surtout pas celui de votre oncologue. N’arrêtez jamais un traitement et ne vous auto-médiquez pas sur la foi d’un podcast ou d’un livre.
Il y a des invités qu’on écoute. Il y en a d’autres qui vous obligent à reposer votre stylo. Laurent Schwartz est de ceux-là. Pendant plus de quarante ans, cet oncologue et radiothérapeute a tenu la main de patients que la médecine disait perdus. Au bout de ce chemin, il avance une idée simple. Selon lui, nous nous serions trompés depuis un siècle, non pas sur la manière de soigner le cancer, mais sur ce qu’il est.
Sa thèse tient en une phrase. Le cancer ne serait pas une cellule devenue folle, mais une cellule dont le moteur énergétique fonctionne mal. Autrement dit, une histoire de sucre mal brûlé. Le cancer serait donc une maladie métabolique. C’est vertigineux, c’est discutable, et c’est passionnant. Bref, exactement le genre de territoire que nous aimons arpenter ici.
Ces niveaux suivent l'échelle de preuve BloomingYou. Comment les lire →
Approfondir ce sujet
Ce qui vous attend dans la suite de l’article :
Compte gratuit, trois articles complets par mois.
L’effet Warburg désigne une utilisation importante du glucose avec production de lactate, même en présence d’oxygène. Il ne signifie pas que les mitochondries des cellules tumorales sont simplement arrêtées et ne démontre pas l’efficacité d’un traitement.
Le métabolisme tumoral est un domaine de recherche reconnu. Laurent Schwartz propose d’en faire une explication première du cancer. Cette thèse ne se confond pas avec une démonstration clinique de l’efficacité des associations qu’il défend.
L’étude citée de 2024 porte sur des souris : la croissance tumorale est freinée mais persiste. La série de onze patients de 2014 porte sur d’autres associations et ne démontre pas l’efficacité du bleu de méthylène. Ces éléments ne justifient pas une automédication.
Le National Cancer Institute indique qu’aucun régime particulier, dont le régime cétogène, n’a prouvé qu’il guérit le cancer ou empêche son retour. Pendant les soins, les restrictions doivent être discutées avec l’équipe oncologique pour éviter notamment la dénutrition.
Les études citées ne justifient pas de remplacer les traitements oncologiques prescrits. Leur contexte varie selon la publication ; les présenter toutes comme des études uniquement complémentaires serait inexact. Toute modification des soins doit être discutée avec l’équipe soignante.
Qui est Laurent Schwartz, et pourquoi il dérange
Schwartz se présente lui-même comme un marginal de la science. L'aveu est honnête, et il pèse ses deux versants. D'abord le rejet. Il raconte, mi-amusé mi-amer, avoir sollicité des oncologues parisiens sans qu'aucun ne lui réponde. Ensuite la déification. Être pris pour un messie par des malades en quête d'un miracle qu'il n'a pas. Or il juge ces deux postures aussi ingérables l'une que l'autre.
Ce qui le distingue de ses pairs, c'est sa familiarité avec les mathématiques et la physique. Ainsi a-t-il dirigé pendant des années un groupe de recherche à l'École polytechnique. Il y a réuni des physiciens, des mathématiciens, des biologistes. Des gens, dit-il, capables de formuler ce qu'on n'entend jamais dans l'institution. Surtout, ce collectif tient non par les congrès et les médailles, mais par l'amitié et le poulet partagé tous ensemble. L'image fait sourire. Elle dit aussi une certaine idée de la recherche : lente, têtue, désintéressée.
L’effet Warburg : une observation biologique, pas une preuve thérapeutique
L’effet Warburg désigne une utilisation importante du glucose avec production de lactate même en présence d’oxygène. Comme l’expliquent Luengo, Li et Vander Heiden au Frederick National Laboratory, il ne signifie pas que les mitochondries des cellules tumorales auraient simplement cessé de fonctionner.
Le TEP-scan utilisant un traceur du glucose exploite le fait que les cellules cancéreuses en captent souvent davantage. Ce constat ne démontre pas qu’elles pourraient être éliminées en modifiant l’alimentation. De même, le prix Nobel attribué à Warburg en 1931 récompensait ses travaux sur l’enzyme respiratoire, pas la découverte d’une cause unique de tous les cancers. Son histoire figure, avec celle d’autres lauréats, dans notre lecture du livre Les Nobel de médecine.
Dans l’entretien, Schwartz utilise l’image d’une énergie qui ne peut plus s’évacuer et se transforme en masse. Cette image appartient à sa manière d’exposer sa thèse ; elle ne constitue pas à elle seule une démonstration de la formation d’une tumeur. L’étudier exige des modèles et des résultats vérifiables.
Toutes les maladies ne seraient-elles qu'une seule maladie métabolique ?
C'est ici que la pensée devient franchement hétérodoxe. Pour Schwartz, le cancer est avant tout une maladie métabolique, au même titre que le diabète. Ce trouble de l'énergie ne concernerait donc pas que les tumeurs. On le retrouverait aussi dans la maladie d'Alzheimer, avec ses plaques amyloïdes. Également dans Parkinson, dans l'inflammation, dans certaines formes de Covid long. Bref, partout où des cellules synthétisent de trop.
De là une idée à rebours de la médecine contemporaine, qui n'a cessé de subdiviser. Et s'il n'existait pas des centaines de maladies, mais une seule, déclinée ? Et si un même levier métabolique pouvait, partout, ramener la cellule à brûler correctement ?
Il faut toutefois le dire nettement. C'est une hypothèse de travail, pas une vérité établie. La cancérologie enseigne aujourd'hui l'inverse. Un cancer du sein, une leucémie, une tumeur cérébrale sont, pour elle, des maladies différentes, avec leurs gènes propres. Schwartz le sait, et il l'assume. Selon lui, il est très difficile de convaincre des gens qui ont une religion différente de la vôtre. Son mode de preuve repose donc sur deux canaux. D'un côté, des articles techniques, pleins d'équations, dans des revues scientifiques. De l'autre, des livres grand public, pour les soignants comme pour les malades.
Cancer et métabolisme : des pistes à évaluer, pas des essais à faire seul
Alimentation pendant les soins : éviter les restrictions non accompagnées
Dans cet entretien, Laurent Schwartz interroge l’intérêt du régime cétogène et la façon dont les tumeurs utilisent les nutriments. Ces questions de recherche ne constituent pas une recommandation alimentaire. Le National Cancer Institute indique qu’aucun régime particulier, dont le régime cétogène, n’a prouvé qu’il guérit le cancer ou empêche son retour.
La présentation précédente associant ce régime à une faible consommation de protéines pouvait induire en erreur. Pendant les traitements, il faut notamment prévenir la dénutrition et la perte musculaire. Le guide de l’Institut national du cancer sur l’alimentation souligne le rôle d’apports adaptés, notamment en protéines, et d’un accompagnement nutritionnel.
Discutez tout régime restrictif, jeûne ou complément avec l’équipe oncologique. Un contenu général sur le cerveau, le jeûne ou la longévité ne permet pas de déterminer ce qui convient à une personne traitée pour un cancer. Aucun régime ni protocole personnel n’est proposé ici.
Bleu de méthylène et associations métaboliques : distinguer les études
Ces produits sont évoqués dans l’entretien comme des pistes de recherche. Il faut distinguer les molécules, les modèles étudiés et les résultats : une publication sur une association ne valide pas toutes les autres.
L’étude de da Veiga Moreira et ses collègues dans Cancers en 2024, cosignée par Laurent Schwartz, porte notamment sur des souris avec des tumeurs ovariennes TOV112D. Le bleu de méthylène est étudié seul ou avec du carboplatine. La croissance est freinée, mais les tumeurs continuent de croître. Il ne s’agit pas d’un essai chez des patientes.
La série de cas publiée par Schwartz et ses collègues en 2014 décrit onze personnes atteintes de cancers avancés. Elle concerne l’acide lipoïque et l’hydroxycitrate avec d’autres traitements, notamment la naltrexone ; elle ne démontre pas l’efficacité du bleu de méthylène. Sans groupe comparateur randomisé, elle ne permet pas d’établir un bénéfice causal. Les auteurs demandent un essai randomisé.
Repère de sécurité : ces éléments ne justifient ni automédication ni remplacement des soins oncologiques. L’affirmation précédente selon laquelle les produits auraient toujours été étudiés uniquement en complément chez l’animal était trop générale : les publications décrivent des situations différentes. Leur disponibilité commerciale ne prouve ni leur efficacité contre le cancer ni leur innocuité. Toute modification de prise en charge doit être discutée avec l’équipe soignante.
Dioxyde de chlore : un risque, pas un traitement du cancer
Le dioxyde de chlore est parfois présenté dans ce courant comme une piste contre le cancer. Cette présentation ne constitue pas une preuve d’efficacité. Une observation sur des cellules en culture ne permet pas de conclure qu’une ingestion serait efficace ou sûre chez l’être humain.
Swissmedic déconseille fortement les produits à base de dioxyde de chlore vendus notamment comme MMS, CDS ou CDL. Son alerte décrit des risques d’irritation et d’intoxication, pouvant aller jusqu’à des lésions intestinales ou une insuffisance rénale. Il serait donc trompeur de les réduire à de simples désagréments facilement réversibles.
Ne pas ingérer ces produits pour se soigner. Ils ne remplacent aucun traitement oncologique. En cas de prise ou de symptôme après exposition, contactez rapidement un professionnel de santé ou un centre antipoison ; en cas de malaise grave, appelez les urgences. Aucun mode de préparation ni aucune posologie n’est proposé ici.
Ce que Laurent Schwartz concède lui-même
Schwartz concède un argument de poids : il n'a pas la preuve définitive de ce qu'il avance. Il invoque une présomption, étayée par la littérature, mais pas une démonstration. Il demande des essais, pas une foi.
Le traitement métabolique du cancer n'est donc pas un remède prouvé. Le présenter comme tel serait mentir, et donner un faux espoir à des personnes vulnérables. Ce n'est pas notre rôle.
Chimiothérapie et dépistage : confronter les critiques aux données
Laurent Schwartz exprime dans cet entretien une critique de certaines orientations de la médecine. Rapporter une critique ne suffit pas à établir ses affirmations. Les repères suivants relèvent de la mise en perspective de la rédaction.
La chimiothérapie utilise des médicaments qui détruisent des cellules cancéreuses ou freinent leur croissance. Selon la maladie et la situation, elle peut viser la guérison, diminuer le risque de récidive, contrôler la progression ou soulager des symptômes. Il serait trompeur de la résumer à un taux unique de régression des tumeurs ou de laisser entendre que son action serait globalement inconnue. Le bénéfice et les effets indésirables s’évaluent pour un traitement et une situation précis.
Concernant le sein, le National Cancer Institute indique que le dépistage a montré une réduction des décès par cancer du sein. Il décrit aussi ses limites : faux positifs, faux négatifs, surdiagnostic et traitements de cancers qui n’auraient pas causé de problème. Discuter cette balance est nécessaire ; cela ne revient pas à nier tout bénéfice.
La mortalité ne peut pas non plus être dite stable sans préciser pays, période et indicateur. Aux États-Unis, les données SEER montrent une baisse moyenne de 1,2 % par an du taux de décès féminin par cancer du sein, ajusté sur l’âge, entre 2015 et 2024. Cette tendance ne mesure pas à elle seule la part du dépistage et celle des progrès thérapeutiques, et ne doit pas être transposée à un autre pays sans ses données.
Les jugements de l’invité sur les institutions et le cholestérol restent ses prises de position. Ils ne permettent pas de décider d’arrêter un traitement, de renoncer à un dépistage ou de conclure à l’efficacité d’une proposition métabolique.
Du cancer à la société : entropie, conscience et part du mystère
Dans Choisir la vie, son livre de 2026, Schwartz quitte le laboratoire. Ainsi relie-t-il le corps qui s'emballe et la société qui s'emballe sous une même loi physique : celle du désordre, de l'entropie. Trop d'énergie qui arrive désorganise l'ensemble. Par exemple, du sucre pour la cellule ; de l'argent et du pétrole pour nos sociétés. Les tissus font de la fibrose. De même, les familles se défont et les liens professionnels se délitent.
C'est là que sa pensée devient franchement spéculative, et il faut le signaler. Schwartz réhabilite de vieilles notions, comme l'âme, qu'il préfère nommer vibration. Puis il s'aventure du côté des expériences de mort imminente, ou de la mémoire de l'eau, une hypothèse rejetée par la science depuis l'affaire Benveniste. Ce ne sont pas des faits démontrés. Ce sont les intuitions philosophiques d'un homme qui cherche, ouvertement, à remettre un peu d'espoir dans un tableau qu'il trouve sombre. On peut les trouver belles, ou hasardeuses. Toutefois, on n'est pas obligé d'y adhérer pour goûter la rigueur de sa partie scientifique. Cette tension entre science et sens nous avait déjà occupés avec Christophe André, autour de la méditation comme réponse à un monde qui nous fragmente.
« Le silence est une violence » : oser questionner son médecin
Le moment le plus juste de l'entretien n'a rien de technique. Schwartz parle de la solitude des malades. Il évoque la violence institutionnelle que subissent ceux qui posent trop de questions. J'en ai été témoin, comme aidante auprès des miens. Cette gêne empêche tant de patients d'interroger leur médecin, comme s'ils craignaient de le froisser.
Or c'est l'inverse qu'il faut faire. D'abord, demander un second avis. Ensuite, aller voir les données de survie de sa maladie, désormais accessibles. Enfin, lire. Les vieux livres, insiste-t-il, ceux qu'on ne trouve ni sur un moteur de recherche ni dans une IA. Il s'agit donc de devenir le co-pilote de son propre soin, en collaboration avec le système et jamais contre lui. Encore faut-il pouvoir parler à son médecin. Sur ce lien qui soigne avant même la technique, nous avions tout un épisode sur la relation thérapeutique, et une réflexion plus large sur la manière dont nous serons soignés demain.
Schwartz cite, dans son livre, une phrase qu'il emprunte au physicien Romain Attal : « La majorité a souvent tort. » À méditer, donc, sans en faire non plus une religion.
Ce que je retiens de cette conversation
D'abord, une honnêteté que je veux saluer. Reconnaître que nos traitements, aussi puissants soient-ils, suivent trop souvent le même chemin. La tumeur recule, on respire, et parfois elle revient. Le dire n'insulte pas la médecine. Au contraire, c'est respecter les patients assez pour ne pas leur mentir.
Ensuite, une conviction que je partage. Une maladie n'est ni un dossier ni un protocole sur pattes. C'est une personne qui a le droit de comprendre, de questionner, de peser le pour et le contre. Ainsi, le vrai progrès n'est pas seulement de meilleurs médicaments. C'est aussi un patient debout à côté de son médecin, pas en dessous.
Enfin, il y a un mot que nous ne contournerons pas : les lobbies. Les intérêts commerciaux influencent parfois les orientations de la recherche biomédicale, en particulier lorsque certaines approches sont difficiles à financer ou peu attractives sur le plan économique. Cette réalité est documentée et débattue, mais elle ne permet pas, à elle seule, de juger de la validité scientifique d'une hypothèse. Entre fermer les yeux et tout gober d'un bloc, il existe donc un chemin de crête. Ce chemin, c'est l'esprit critique. Regarder les intérêts en face, sans jeter la science par-dessus bord. C'est exactement là que nous essayons de nous tenir.
Cette idée du cancer comme maladie métabolique restera-t-elle marginale ? Le temps tranchera. En attendant, restez curieux, restez lucides. Posez à vos médecins les vraies questions, celles qui dérangent. Demandez un second avis. Lisez. Puis décidez en confiance, avec les bonnes personnes à vos côtés. Car votre santé n'appartient ni à un laboratoire, ni à un livre, ni même à ce podcast. Elle vous appartient.
Les livres de Laurent Schwartz
Les trois ouvrages cités dans cet épisode sont parus chez Thierry Souccar Éditions (groupe Albin Michel) :
- Les clés du cancer. Une nouvelle compréhension de la maladie (2022). C'est l'acte fondateur de sa thèse du cancer comme maladie métabolique.
- Le bleu de méthylène. Un remède oublié, un nouvel espoir contre le cancer, la dépression et les maladies du cerveau (2024).
- Choisir la vie. Repenser le vivant pour sortir de la crise et retrouver du sens (2026). C'est celui qui relie cellule, conscience et société.
Pour aller plus loin
Si ce regard à contre-courant vous a interpellé, vous pourriez aimer notre exploration de ce que les approches complémentaires peuvent (et ne peuvent pas) apporter dans le cancer. Découvrez aussi notre entretien sur microbiote, métabolisme et longévité avec le Dr William Berrebi.Soutenir la recherche
Pendant l'entretien, Laurent Schwartz pointe une difficulté concrète. Une molécule ancienne, qu'on ne peut plus breveter, n'intéresse personne pour financer les études qui prouveraient — ou non — son efficacité. Ses travaux s'appuient donc sur un organisme indépendant, le Fonds de Dotation Guérir du Cancer (65 avenue de Ségur, Paris), qui finance la recherche sur les thérapies métaboliques. Pour donner un ordre de grandeur, dit-il, une année de thèse représente environ 50 000 €. Si vous souhaitez soutenir cette recherche, voici la page « Comment faire un don » du fonds, ou le lien direct pour effectuer un versement. Les dons ouvrent droit à une réduction d'impôt de 66 %, dans la limite de 20 % du revenu imposable.Sources vérifiées
- Hanahan D. « Hallmarks of Cancer: New Dimensions ». Cancer Discovery, 2022;12(1):31-46 (référence PubMed 35022204) : doi.org/10.1158/2159-8290.CD-21-1059
- da Veiga Moreira J, Nleme N, Schwartz L, et coll. « Methylene Blue Metabolic Therapy Restrains In Vivo Ovarian Tumor Growth ». Cancers, 2024;16(2):355 (référence PubMed 38254843) : doi.org/10.3390/cancers16020355
- da Veiga Moreira J, Hamraz M, Abolhassani M, Schwartz L, Jolicœur M, Peres S. « Metabolic therapies inhibit tumor growth in vivo and in silico ». Scientific Reports, 2019;9(1):3153 (référence PubMed 30816152) : doi.org/10.1038/s41598-019-39109-1
- Schwartz L, Buhler L, Icard P, Lincet H, Steyaert JM. « Metabolic treatment of cancer: intermediate results of a prospective case series ». Anticancer Research, 2014;34(2):973-980 (référence PubMed 24511042) : pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24511042
- Swissmedic, « Solutions de dioxyde de chlore : risque important pour la santé » : swissmedic.ch
- Johnson SB et al. Complementary Medicine, Refusal of Conventional Cancer Therapy, and Survival. JAMA Oncol. 2018 (PubMed)
Ce que l'on peut retenir aujourd'hui
| L'effet Warburg, les cellules fermentent le glucose Revues de référence, marqueurs du cancer, Hanahan 2022 | ● CONSENSUS |
| Le TEP-scan exploite l'avidité des tumeurs pour le glucose Examen de routine en oncologie | ● CONSENSUS Recommandé en clinique |
| Cibler le métabolisme tumoral comme voie thérapeutique Essais précoces, pas de pratique clinique établie | ● RECHERCHE ACTIVE |
| Bleu de méthylène chez la souris ; autres associations dans une série de 11 cas Études distinctes, pas de preuve de guérison humaine | ● DONNÉES INSUFFISANTES |
| Le cancer serait avant tout une maladie métabolique Position minoritaire, débattue face au cadre génétique | ● HYPOTHÈSE EXPLORATOIRE |
| Le dépistage du cancer du sein a des bénéfices et des limites NCI : réduction des décès, faux résultats et surdiagnostic à considérer | ● CONSENSUS |
La recherche sur le métabolisme des cancers est active, et plusieurs pistes sont jugées prometteuses. À ce jour, elles ne remplacent pas les traitements validés et ne constituent pas, à elles seules, un traitement du cancer. Toute décision thérapeutique relève de l'équipe soignante. BloomingYou informe et met en perspective, il ne prescrit pas.
4.3 / 5. 7
La suite de cet article est réservée aux inscrits
Créez votre compte gratuit pour continuer. Trois articles complets offerts chaque mois.
Envie de tout lire, sans limite ? Découvrir l'abonnement
Publié le 06/03/2018, mis à jour le 02/09/2026