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Comment trouver et soigner son enfant intérieur ?

  • mercredi 23 septembre 2020
  • 9 Min de Lecture

/ 5.

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Rencontre avec son enfant intérieur

De toutes les différentes parties qui constituent notre personnalité, celle de l’enfant intérieur doit être la plus connue. Et pour cause, c’est la partie pouvant être la plus légère et joyeuse de notre personnalité, comme la plus triste. Puisque c’est elle qui porte les blessures d’enfance non-résolues et qui continue à gouverner nos vies insidieusement en plus de s’accompagner du sentiment à l’origine du vide intérieur ou du mal-être.

Les blessures émotionnelles, contrairement aux blessures physiques, ne cicatrisent jamais avec le temps. Elles restent en nous, et se ravivent périodiquement tout au long de notre vie. Il faut donc aller les trouver et les laisser s’exprimer pour qu’elles puissent partir.

Par ailleurs, aller à la rencontre de son enfant intérieur blessé n’est pas simplement bénéfique pour soi, cela l’est également pour son entourage très proche, à savoir son conjoint et ses enfants. Au premier, nous arrêterons de lui demander inconsciemment de soigner nos blessures d’enfance. Car, non seulement ce n’est pas son rôle, mais c’est un travail que nul autre que nous-mêmes puissions faire.

Et puis, pour le bien de sa descendance, il est plus que nécessaire de s’être occupé des besoins de son enfant intérieur, au lieu de quoi nous risquons de leur transmettre nos blessures émotionnelles.

Les raisons ne manquent donc pas pour se pencher sur l’enfant de son « moi ». Mais pour cela, la première étape consiste à le trouver.

Comment trouver son enfant intérieur blessé ?

S’observer

Par nature, les appels de l’enfant intérieur ne viennent jamais de l’extérieur, mais de nous-même à travers notre propre état d’âme au quotidien. L’unique moyen pour se rendre compte si un enfant intérieur blessé réclame notre attention est donc de s’observer en toute honnêteté.

Le premier signe d’un appel au secours interne se devine  au niveau de notre vitalité. Sommes-nous pleins d’élan et d’enthousiasme ou blasés ? Sommes-nous « allumés » ou « éteints » ? La lassitude physique et psychique, ainsi que l’immobilisme, la désillusion, l’aigreur sont les appels de l’enfant intérieur.

Les autres signes à observer chez soi sont les réflexes émotionnels face aux situations de vie qui vont venir faire écho à nos blessures d’enfance. Et selon notre personnalité, nous allons réagir différemment. Exemples :

  • Par excès émotionnel, autrement dit face à quelqu’un qui vient de nous blesser, un torrent de larmes de tristesse ou de colère nous submerge d’un coup. Sans qu’on puisse contrôler quoique ce soit.
  • La pauvreté émotionnelle, qui s’installe au fur et à mesure que l’on refoule ses souvenirs et ses émotions liés à eux. On est alors comme amputé émotionnellement, et incapable de mettre des mots sur nos ressentis face à notre souffrance.
  • La roulette russe émotionnelle, où nous passons du rire aux pleurs ou de la colère à la rage.
  • Des comportements infantiles vis-à-vis de nos proches. Du genre bouder, fuir ou s’accrocher à l’autre en le saoulant.

Si tout ces états d’âmes vous parlent, une visite à votre enfant intérieur pourrait expliquer l’origine de vos troubles.

Le chemin de la rencontre

Il existe différentes méthodes, dont la visualisation pour aller à la rencontre de son enfant intérieur. Nous allons en voir deux formes.

  1. Visualisation de premier contact

C’est une méthode plutôt efficace : isolez-vous dans un endroit tranquille, soufflez et détendez-vous un instant avant de commencer.

Visualisez un endroit que vous aimez ou trouvez beau. L’important, c’est de s’y sentir bien. Laissez-vous bercer par ce sentiment de bien-être. Puis appelez un guide intérieur. Cela peut être n’importe qui, votre grand-mère adorée et décédée ou un arbre argenté, l’essentiel est qu’il soit sympa. Si jamais aucun guide n’arrive, pas de stress, vous irez voir l’enfant intérieur seul.

Regardez autour de vous et repérez un écriteau où il est mentionné « mon enfant intérieur », puis dirigez-vous vers le chemin indiqué en compagnie de votre guide. Quelques pas plus tard, vous voyez enfin votre enfant intérieur.

Il y a maintenant une double analyse à faire :

  • L’observation de l’enfant : son apparence, son âge, son sexe, ses vêtements, l’endroit qui l’entoure, les gens qui l’entourent s’il y en a, l’expression de son visage etc. En clair, prenez toutes les informations que vous pouvez.
  • La conscience de ses sensations incluant aussi bien les ressentis, les émotions voire même les jugements.

Après la phase observatoire, on entame une première prise de contact directe avec l’enfant. On lui explique la raison de notre présence sans poser de questions ni aller plus loin. Laissez votre guide avec lui qui fera office de nounou. Si vous êtes venu seul, trouvez-vous un objet dans le coin à donner à l’enfant qui vous représente et symbolise cette première rencontre. Donnez-lui un prochain rendez-vous, revenez vers votre endroit de départ, puis sortez doucement de votre tête pour revenir au monde.

Petit détail qui a son importance, votre visualisation ne doit pas être hachée, mais se dérouler comme un film, ce qui veut dire de veiller à prendre le temps nécessaire pour que chaque scène soit la suite de l’autre.

  1. La visualisation de l’animal blessé, symbole de l’enfant intérieur blessé

Si vous ne vous sentez pas à l’aise avec ce premier exercice de visualisation, en voici un autre qui va davantage court-circuiter votre mental.

Sans réfléchir, visualisez-vous avec un animal blessé dans les bras. Laissez venir la première image et concentrez-vous. Quel animal tenez-vous dans vos bras ? Chaton, oiseau, biche ou loup ? Il est intéressant de le noter, car l’animal étant la version symbolique de votre enfant intérieur, cela vous aidera à mieux comprendre sa nature.

Puis, interrogez vos ressentis. Quelle est votre première réaction quand vous vous êtes retrouvé avec l’animal blessé dans vos bras ? De la tristesse, du dégoût, de la colère ? Que voulez-vous faire avec cet animal ? La façon dont vous chercherez à l’aider ou non éclairera vos failles et besoins émotionnelles mis en berne.

Il existe diverses formes de blessures (blessure de la trahison, d’abandon ou de maltraitance), et donc fatalement divers enfants blessés. Selon le comportement et la situation dans laquelle vous allez trouver votre enfant intérieur, vous allez comprendre l’origine et la nature exacte de votre blessure.

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Les différents types d’enfants intérieurs blessés

L’enfant caché

Dans notre monde intérieur, l’enfant blessé est soit caché par nous, soit il se cache de nous. Quelles sont les motivations de chacun ?

Il n’y a pas une raison spécifique qui va entraîner la décision de cacher l’enfant, mais les sentiments qui influencent cet acte inconscient sont toujours la peur de rouvrir ses plaies émotionnelles, ou encore la honte induite par la peur du regard des autres.

Une autre raison de cacher son enfant intérieur peut être aussi une simple question de reproduction de schémas éducatifs. On cache son enfant intérieur, comme on a été soi-même caché par ses parents. Les enfants cachés se découpent en deux catégories :

  • Les « enfants de la honte », à savoir les enfants conçus hors mariage ou dont l’existence a été compliquée à justifier en société.
  • Les « enfants-trésor », ceux qu’il faut protéger du monde (et donc cacher) par peur qu’ils se fassent battre, tuer ou violer par l’ennemi.

Abordons maintenant la question sous l’autre angle : pourquoi l’enfant se cache de nous ? Là encore, c’est soit un sentiment de honte ou de peur qui domine la démarche.

  • L’enfant se cache parce qu’il a honte de ses blessures et de ce qu’il a vécu. C’est le cas pour de nombreux adultes qui ont subi des abus sexuels.
  • L’enfant se cache parce qu’il a peur de l’adulte que nous sommes devenus, surtout si nous avons reproduit les schémas parentaux aux origines de nos blessures.

L’enfant en prison

Durant le premier contact, on peut également se trouver avec un enfant enfermé dans une prison.

Attention ici, la prison psychique ce n’est pas Fleury-Mérogis, mais plutôt un sympathique cottage tout confort et tout sécurisé, avec des barreaux dorés en prime. S’emprisonner psychiquement, c’est faire le choix de troquer sa liberté pour une sécurité apportée par un autre. L’« autre » étant systématiquement la famille et le milieu religieux et socio-culturel. L’espace dans lequel on évolue est étroit mais c’est une zone de confort dont la puissante attractivité est bien connue.

Pourquoi mettre son enfant intérieur en cage ? Pour le contrôler et le tenir à distance de nous. L’enfant emprisonné n’est jamais heureux de sa situation, ou il est en colère ou il est triste. C’est sa colère ou sa tristesse qu’on emprisonne et qu’on refuse de libérer de peur de ne pas être accepté ou aimé. Il est connu que nombre d’humoristes gardent en eux une grande tristesse.

Et si c’est l’enfant qui s’est mis en prison délibérément, qu’est-ce que cela signifie ? Parce que c’est leur sécurité qu’ils privilégient. La prison ne trahit pas, n’abandonne pas. Tout indique une blessure de trahison et un manque de confiance envers les adultes.

L’enfant abandonné

Pour ce cas précis, la signification est plus simple. Un enfant intérieur abandonné nous renvoie à notre abandon vécu dans notre enfance. Cela peut être aussi le souvenir traumatisant d’une séparation physique avec les parents, comme la mise à l’écart par les parents parce que l’enfant ne correspondait pas à leurs attentes ou leurs normes.

D’ailleurs, ceux qui ont un enfant abandonné en eux souffrent beaucoup de la peur d’abandon et l’expriment souvent lors de conflits avec leur conjoint, amis ou grands enfants. Inconscients qu’ils recherchent en l’autre un père ou une mère de substitution à la hauteur, ils vont être plus sujets à entrer dans la dépendance affective avec leur entourage.

L’enfant qui fait le mort

Faire le mort, c’est devenir invisible pour éviter le danger fatal. Activée par le cerveau reptilien, c’est une réaction que nous connaissons très bien et depuis longtemps. C’est un quasi-réflexe ancré en nous.

Pour ceux qui aperçoivent un enfant qui fait le mort, il était temps qu’ils viennent à sa rencontre. Depuis longtemps, ils étaient habités par des émotions de frayeurs et de lourd désespoir qui les tiraient vers le bas.

La blessure d’enfance à l’origine de cette situation sont des circonstances traumatisantes où la seule leçon qu’a retenue notre part d’enfant, c’est qu’il est dangereux de vivre vraiment. Osez, c’est s’exposer à la mort. Du coup, tout est compliqué.

Ces différentes présentations de l’enfant intérieur sont des vérités générales, mais cela ne sera pas forcément la vôtre. Puisque notre caractère est unique, tout comme notre histoire, il est évident que pour comprendre en profondeur son enfant intérieur blessé, il va falloir dialoguer avec lui. C’est le seul moyen de saisir ses besoins pour pouvoir y répondre et enfin le soigner.

Comment soigner son enfant intérieur ?

Comprendre les besoins de l’enfant

C’est par un deuxième exercice de visualisation que nous allons pouvoir connaître les besoins de l’enfant intérieur.

Retournez sur votre lieu imaginaire préféré pour aller revoir votre petit « moi ». Sans précipitation, amorcez un dialogue puis posez vos questions dont deux incontournables : De quoi tu souffres ? De quoi as-tu besoin ? Tâchez de vous montrer à l’écoute et rassurant.

Pour ceux qui ont préféré la visualisation avec l’animal blessé. Retournez-y et entamez le dialogue avec celui-ci : qui es-tu ? Quel âge as-tu ? Quels sont tes besoins ? Quelle est ta souffrance ?

Qu’importe la variété des réponses propres à l’histoire de chacun, toutes présenteront des carences affectives. Pour les combler, une question finale, mais essentielle au soin, se posera donc : comment aimerais-je être aimé ? Ou formulée autrement : de quoi ai-je besoin pour me sentir aimé ? Sachant que nous ne pouvons compter que sur nos propres ressources.

Répondre aux besoins de l’enfant 

C’est à ce stade qu’entre en scène une autre facette de notre personnalité, la voix de notre parent intérieur. La voix du parent intérieur est celle qui s’est construire par ratification (mentale) et imitation des parents ou figures parentales qui nous ont marqués. C’est à lui qu’il incombera de donner l’amour et le réconfort dont l’enfant a besoin et tout cela se passera par imagination.

Mais avant de s’y plonger, voici un petit recensement des différentes blessures et besoins porteurs de soin :

  • La blessure d’abandon nourrit un besoin de sécurité
  • La blessure de rejet nourrit un besoin d’accueil
  • Et la blessure de maltraitance nourrit un besoin de bienveillance
  • La blessure d’humiliation nourrit un besoin de respect
  • Puis la blessure de trahison nourrit un besoin de confiance
  • La blessure d’injustice nourrit un besoin d’équité
  • La blessure de séparation nourrit un besoin d’union
  • Enfin la blessure narcissique nourrit un besoin d’être reconnu et d’exister

Terminons avec la dernière visualisation, celle du réconfort :

Revenez dans votre lieu imaginaire et convoquez le parent intérieur, ils peuvent même être deux si vous le souhaitez. Partez retrouver l’enfant intérieur, et laissez faire le reste, à savoir le(s) parent(s) enlacer et réconforter l’enfant.  Prenez tout votre temps, et imaginez chaque scène après l’autre. Vous pouvez y passer 1h, l’important sera de prendre le temps de lâcher votre douleur et vos poids émotionnels.

Un enfant intérieur libéré se ressentira dans votre corps et votre humeur. Entre soulagement et sentiment de légèreté, la récompense se trouve surtout un élan vital renaissant et une autonomie affective gagnée.

Source : Marie-Lise Labonté, « L’enfant émotionnel en nous », éditions Guy Trédaniel, 2020
écrit par

Amal Dadolle

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