back to top
Recherche

Rejoignez Bloomingyou, média libre, curieux et heureux
grâce à ses lecteurs

Cet article est réservé aux membres
inscrits à la newsletter

Déja inscrit ?
Je me connecte

Le bonheur comme état d’esprit,
c’est notre mantra chez BloomingYou!

Nous décryptons les mécanismes
entre corps et esprit et les
connaissances utiles à l’épanouissement
individuel et collectif.

Inscrivez-vous gratuitement
pour poursuivre votre lecture

Inscrivez-vous gratuitement
pour poursuivre votre lecture

MON PANIER

Votre panier est vide.

Profitez des contenus de Bloomingyou
en illimité !

Plus d'infos !

Vous avez bénéficié de 3 articles
gratuits pour découvrir Bloomingyou

Profitez d'un accès illimité et sans engagement à nos contenus
à partir de 1,90€ par semaine

Je ne souhaite pas m'abonner ?
Dites-nous pourquoi… →
  1. Home
  2. /
  3. Relations interpersonnelles, Savoir être, Confiance en soi, Bonheur, Lâcher-prise, Se connaître
  4. /
  5. Comment se débarrasser du sentiment de vide intérieur ?

Comment se débarrasser du sentiment de vide intérieur ?

  • mis à jour le dimanche 20 septembre 2020
  • 7 Min de Lecture

/ 5.

As you found this post useful...

Follow us on social media!

We are sorry that this post was not useful for you!

Let us improve this post!

comment-se-debarrasser-du-sentiment-de-vide-interieur

Qu’est-ce que le vide intérieur ?

Quand méditer est impossible

Pour apprendre à gérer votre stress ou être à l’écoute de vos ressentis et de vos émotions, nous vous invitons souvent à pratiquer la méditation de pleine conscience .

Une pratique efficace, et qui ne coûte rien hormis 5 minutes de votre temps. Mais qui peut être aussi terriblement gênante et angoissante pour beaucoup de gens.

Au moment où l’on se prépare à aller passer quelques minutes privilégiées avec soi-même, notre esprit part ailleurs. On file boire un café ou un thé, fumer une cigarette, regarder son téléphone ou appeler mamie. Et comme nos activités et responsabilités nous appellent ailleurs, notre séance de méditation est remise à demain. Enfin pas vraiment, puisque la même scène sera rejouée.

Pourquoi cette fuite systématique ? Parce que le véritable but de la pleine conscience n’est pas de nous offrir un état de paix, mais de nous éclairer sur notre véritable état intérieur. Or, il n’est jamais agréable de se confronter à son mal-être enfoui, ou toucher du doigt son vide intérieur, aussi appelé vide affectif.

Personne n’aime les séparations

Le vide en soi, nous l’avons tous vécu d’une façon ou d’une autre. C’est ce sentiment de néant et de trou dans le ventre suite à une rupture de quelle que nature qu’elle soit.

Il y a bien sûr la rupture sentimentale, mais aussi celle que nous avons connue enfant, quand nous avons dit adieu à nos amis de colonie de vacances. Ou quand nous avons terminé un roman ou une série qui nous habitait.

Ce vide est naturel, il est le témoin de notre tristesse parce qu’un lien a été rompu. Mais il ne dure jamais longtemps et le ressentir est même sain. Là, où le vide devient toxique, c’est quand il pose ses valises au creux de notre ventre pour un temps indéterminé.

D’où vient le vide intérieur ?

Du rejet et de l’abandon ou des liens brisés

Le vide intérieur prend racine dans l’enfance quand on a été sujet au rejet ou à l’abandon par ses parents, et qu’aucun adulte dans l’entourage de l’enfant n’a pu combler les carences affectives et conjurer son impact émotionnel.

Quelle est la différence entre rejet et abandon ?

  • Un enfant rejeté est celui qui a eu des parents négligents ou immatures. Ils n’ont pas su répondre aux besoins primaires et fondamentaux dont tout enfant a besoin : du soin, de la sécurité et de l’attention. Au point que l’enfant en vient à se demander, tôt ou tard, pourquoi il existe puisqu’il dérange tellement. Ce sentiment d’illégitimité ne va plus le quitter, jusque dans sa vie d’adulte.
  • Pour ce qui est de l’enfant abandonné, c’est celui qui a perdu un parent, qui n’a pas été reconnu à la naissance ou qui a grandi dans un contexte familial violent, abusif et destructeur. Le sentiment d’illégitimité va être renforcé par cette impression de ne compter pour personne, et de ne pas avoir sa place.

Précisons immédiatement que tous les adultes qui ont ce vide intérieur n’ont pas forcément été rejetés ou abandonnés factuellement. Toutefois, ils ont vécu dans leur enfance une situation où ils ont eu ce sentiment. Par exemple, un petit de 2 ans de parents divorcés va ressentir l’abandon du père quand il est déposé chez sa mère. Et inversement quand elle le ramène chez son père. Cet abandon n’est pas réel, mais il est perçu comme tel par l’enfant.

De plus, pour notre cerveau, que le sentiment provienne d’une réalité ou d’une projection, cela ne fait aucune différence. Le sentiment est bien là.

Si, à l’âge adulte, on ne se préoccupe pas de ces blessures d’enfance, on développe à son insu des stratégies d’évitement qui vont venir polluer notre mental et notre relation aux autres.

comment-se-debarrasser-du-sentiment-de-vide-interieur

Les différentes stratégies d’évitement

  • L’ultra-affectif

Pour combler son vide, la personne fait tout pour se faire accepter et aimer des autres, peu importe ce qui lui en coûte en termes de temps et d’investissement.

  • L’ultra-méfiant

L’opposé de l’ultra-affectif. La personne est convaincue que toute relation ne peut que se solder par une trahison. Elle préfère une solitude confortable et bien remplie d’activités pour naturellement éviter de se confronter à son mal-être.

  • L’ultra-flic

La personne veut bien vivre avec ses semblables mais à condition de les avoir sous son contrôle. Quitte à les manipuler, pour être sûre de ne pas revivre la souffrance d’être rejetée ou abandonnée. La première compagne de vie d’un ultra-flic est sa peur .

  • L’ultra-otage

Plus que ses autres comparses, la personne est prisonnière de son passé. Ses choix, et en particulier dans ses relations amoureuses, l’amènent à revivre des situations d’abandon ou de rejet sans se rendre compte que c’est uniquement pour renforcer ses propres croyances. A savoir que le monde ne veut pas d’elle, et qu’elle n’a aucune valeur. L’ultra-otage vit dans la culpabilité et la victimisation. Une attitude qui débouche souvent sur la dépression et le dénigrement de soi.

  • L’ultra-guerrier

La personne souffre, mais ne fait cas de rien. Elle se blinde, et se lance à corps perdu dans une activité intense (cela peut être sa carrière professionnelle ou des séances de sport de 3h par jour). Ce qui l’anime par-dessus tout, c’est une soif de revanche. La vie m’a trop pris, je lui reprendrais donc tout, et avec des intérêts. Un réflexe de survie salvateur, mais qui, sous l’emprise de la colère, conduit rarement à un vrai épanouissement personnel.

Quoiqu’il arrive, ces états d’esprit sont le signe d’un manque affectif. Un autre nom pour désigner le vide. Alors comment y remédier ? En faisant de son bonheur sa responsabilité intime et une tabula rasa de son passé.

Comment combler un vide affectif ?

Devenir son propre parent

La première clé pour combler un vide affectif est tout simplement de le remplir. De quoi ? De ce qui nous a manqué dans notre enfance, et qui nous a fait défaut jusque dans notre vie d’adulte : l’écoute de nos besoins.

Avoir besoin de se faire aimer à tout prix, de se comparer, de fuir les relations, cache toujours d’autres besoins primaires : l’amour, l’attention, la reconnaissance. Ce sont des soins et des besoins que nous n’avons pas eus enfant. Il va donc falloir se les donner soi-même, et devenir son propre parent pour atteindre l’autonomie affective.

En prenant en charge ses besoins et ses propres soins dans le maximum du possible, on reprend le contrôle et le pouvoir sur sa vie. Ainsi, on peut apprivoiser les moments de solitude où nous nous faisons tout simplement du bien (un repas qu’on adore, un bain, un film). Mais la prise de pouvoir ne peut être complète qu’à la condition de se réapproprier son passé.

Mais avant d’aborder ce dernier chapitre, évoquons le cas particulier des abandonniques, ceux qui ont la névrose d’abandon.

Zoom sur les abandonniques

La névrose d’abandon est un état où la personne est tellement effrayée qu’elle agit de façon irrationnelle et disproportionnée. L’abandonnique ne vit effectivement pas un vide mais un gouffre affectif. Et cela se répercute dans ses relations. Car le comportement d’un abandonnique est excessif. Vous lui faites un sourire et il vous admirera. Vous lui faites un reproche, il vous maudira. En ce sens, les abandonniques sont de grands adeptes de la passion amoureuse dévorante.

Mais il n’y a rien de sain, leur premier filtre est la peur, et les abandonniques vivent souvent repliés sur leurs angoisses et leur vie. Ce n’est pas de l’égoïsme primaire, c’est une défense parce qu’ils ont reçu trop de coups.

Dans ces cas, se faire aider est primordial. Parce que le mal est trop profond, et n’a plus rien à voir avec une émotion qu’il convient de gérer ou de laisser passer.

Laissons le gouffre, et revenons au vide.

Comment se réconcilier avec son passé ?

Partir en exploration

Pour combler le vide intérieur, prendre ses besoins en main n’est que la 1ère étape. La 2nde étape va être de se pencher sur sa propre histoire avec le regard d’un observateur neutre.

L’exploration de son caractère, de ses désirs et besoins, de ses comportements et fonctionnements, mais surtout des souvenirs que nous gardons de notre passé sont la clé pour sortir d’un état d’esprit mortifère. Il n’est jamais agréable de se replonger dans ses souvenirs douloureux, mais il le faut. Sans cela, on continue à croire que l’on n’a pas le droit au bonheur ou que le monde est blanc ou noir.

Pour éviter de se laisser refroidir par la douleur, et arrêter cette exploration intérieure, il est nécessaire de mettre de côté ses projections et ses sentiments. Ce qui aide beaucoup de gens est de revisualiser la scène en tant que spectateur et non acteur, comme si vous étiez au cinéma.

L’idéal également serait une conversation avec le parent « défaillant », celui qui est à l’origine de cette blessure de rejet et d’abandon. Comprendre son point de vue, et son état d’esprit de l’époque a un curieux pouvoir d’apaisement. Si le pardon n’est pas forcément au rendez-vous, la colère semble avoir plié bagage.

Ce qui a été fait peut-être défait, et reconstruit

L’idée de cette enquête de soi est de regarder les évènements avec lucidité, comprendre pourquoi les origines des colères, des peurs et de la terrible image que l’on a soi-même. Elle permet d’importantes et salvatrices prises de conscience. Dont l’une est commune à beaucoup de gens : je n’ai pas demandé à mes parents de me faire, j’ai fait ce que j’ai pu et pas voulu parce que je n’en n’avais tout simplement pas les moyens. J’étais un enfant.

En replaçant les évènements dans leur contexte, on leur donne un nouveau sens, et on comprend la suite de notre évolution. Plus important, on déniche enfin une chose nouvelle et essentielle : sa propre valeur, et donc son estime de soi-même et même sa raison d’être.

Le cerveau est malléable et nous pouvons transformer notre module mental en agissant sur notre imagination et nos pensées. Mais patience, cela ne se fait pas du jour au lendemain. C’est toujours petit à petit, que l’oiseau fait son nid.

Source : Genevière Krebs, « Combler ce vide en nous. Se défaire de tout ce qui nous empêche d’être heureux », éditions Eyrolles, 2020
écrit par

La rédaction

Relations interpersonnelles

Savoir être

Confiance en soi

Bonheur

Lâcher-prise

Se connaître

2 commentaires
  • Répondre Meunier
    • samedi 22 février 2020
    • 10 h 54 min

    Description simple et bien décrite, possible de partager ? Merci !

    • Répondre Amal
      • samedi 22 février 2020
      • 12 h 42 min

      Merci beaucoup, si vous souhaitez le partager sur vos réseaux veillez juste à bien insérer la mention BloomingYou + le lien de l’article. Avons-nous bien répondu à votre question ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *




envoyer
Articles Similaires
Instapics
Webinaire

Pourquoi l’amour est-il si compliqué ?

05/10/2020 Durée: 1h30