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Plaidoyer d’un psychiatre en faveur d’une médecine holistique

  • mis à jour le vendredi 2 avril 2021
  • 6 Min de Lecture

/ 5.

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Les pouvoirs du corps sur l’esprit

Qui détient la vérité ? L’éternelle querelle

« La vérité n’est jamais autre chose que ce que l’on accepte de croire. La vérité change d’une personne à une autre, d’une culture à une autre. Rien ne varie plus que la vérité. »

Ces mots sont ceux du médecin psychiatre Patrick Clervoy, également professeur agrégé du Val-de-Grâce et auteur d’ouvrages consacrés aux traumatismes psychiques et aux mécanismes inconscients de la violence collective.

En pleine période pandémique marquée par une exacerbation actuelle de la violence des jeunes (et des très jeunes), on aurait pu s’attendre à un ouvrage sur un de ses sujets.

Pourtant, il n’en est rien ou presque, comme l’évoque son dernier livre au titre évocateur « Les pouvoirs de l’esprit sur le corps » aux éditions Odile Jacob.

L’intention du Dr Clervoy est clairement posée dès le début : il exhorte la médecine occidentale, et ses collègues, à penser le corps et la guérison autrement.

« La science regarde la guérison comme un phénomène passif, comme quelque chose que le corps reçoit sous l’effet du médicament ou de l’opération chirurgicale. Or, nous pouvons considérer cela de façon inverse : la guérison est intervenue parce que, dans le corps, des forces actives y ont concouru. »

Pour étayer sa position, il note la pérennité de la méthode Coué, les études récentes portées sur la pensée positive, en plus de l’existence de nombreuses guérisons miraculeuses (et morts incompréhensibles) qui ont jalonné l’Histoire de la médecine et de la science.

Des mystères médicaux qui dérangent

L’esprit en action

Des mystères médicaux, incroyables comme tragiques, nous n’en manquons pas comme le rapporte le registre du Bureau des constatations médicales de Lourdes. Ainsi que d’autres qui ont marqué leurs contemporains.

  • Au début du 18ème siècle, la guérison de Louise Coirin affole les Français. Cette jeune trentenaire subit deux lourdes chutes à cheval, dont la deuxième particulièrement violente la fit plonger dans l’inconscience. Les jours suivants, son état de santé déclina jusqu’à voir apparaître une plaie au sein et une paralysie totale du côté gauche de son corps. Pendant 16 ans, Louise Coirin fut alitée. Un été, elle se rendit avec l’aide d’une voisine sur la tombe du diacre Pâris pour prier à sa guérison. Deux jours plus tard, elle se sentit mieux et retourna au cimetière pour prélever de la terre et l’appliquer sur la plaie du sein et le côté gauche du corps. En quelques jours, elle retrouva ses membres et sa mobilité. La foi avait guéri la demoiselle.

  • Fin 19ème siècle, le Dr Emile Littré s’intéressa aux guérisons miraculeuses ayant eu lieu sur le tombeau de Saint Louis. Il analysa les similitudes que se dégageaient de chacune de ces guérisons : une espérance tripale, de fortes douleurs, puis des contractions qui annoncent la guérison.
  • 1942-43, lors du siège de Stalingrad, les Allemands subissent une perte massive de jeunes soldats. Tous sont décédés d’un infarctus brutal, alors qu’ils présentaient des artères coronaires saines. Conclusion ? Le stress les avait tous tués.
  • Plus proche de nous, Patrick Clervoy rapporte l’histoire malheureuse d’un homme s’étant remis d’un cancer. Son épouse, apprenant sa convalescence, lui annonce son souhait de divorcer nourri avant l’arrivée de la maladie. Une annonce qui a pour effet un coup de massue, car l’homme décède dans la semaine.

La main en caoutchouc, une expérience sans appel

Ces histoires et phénomènes ne sont qu’un petit aperçu de ce que nous pouvons trouver dans les archives, mais ils « dérangent la médecine occidentale parce que la science ne peut pas les expliquer. Ils sont au coeur des médecines alternatives, et le monde se divise entre ceux qui y croient et ceux qui n’y croient pas. »

Pourtant, une étude de 1998 connue comme « l’expérience de la main de caoutchouc » aurait dû laisser de côté les croyances et autres jugements pour s’interroger sérieusement sur l’influence de l’esprit sur le corps.

« Voici le dispositif : une personne est en position assise devant une table sur laquelle elle pose parallèlement ses deux bras. On place un écran et un drap sur le bras gauche afin qu’il disparaisse de sa vue, et on installe devant elle une main de caoutchouc qui sort du drap comme si c’était sa main gauche. L’expérimentateur se place en face de manière à pouvoir, à l’aide de deux pinceaux, toucher en même temps la main artificielle que voit la personne et sa vraie main gauche qu’elle ne voit plus, masquée par l’écran. […] Au fur et à mesure des minutes qui passent, la personne intègre la main en caoutchouc comme étant la sienne. »

La dernière étape de l’expérience est la plus intéressante : l’expérimentateur sort une aiguille et pique la main en caoutchouc provoquant une vive douleur chez le participant.

Que s’est-il passé ? Les zones cérébrales du cerveau liées aux perceptions sensorielles se sont activées alors même qu’aucun récepteur de la main n’a été stimulé. « La perception d’une représentation virtuelle a entraîné un phénomène corporel réel. C’est la démonstration spectaculaire que ce que croit notre esprit agit directement sur le cerveau », et donc sur le corps.

Des clés pour invoquer la force vitale du corps  

De la foi à l’imagination

Des grands noms de la science, on ne garde de leurs travaux que ce qui intéresse l’esprit rationnel. Un exemple parmi d’autres étant celui de William Crooks, physicien et chimiste, qui découvrit le thallium, l’hélium, la gadolinite, ainsi que les rayons cathodiques et la spectroscopie. Mais sa curiosité scientifique s’étendait aussi aux guérisons miraculeuses et aux pouvoirs de l’esprit.

Pendant un discours à l’Académie royale de Londres, Crooks déclare qu’en dépit des progrès de la médecine, celle-ci ne fera jamais rien d’autre que réveiller la force de guérison. Autrement dit, un médecin ne soigne pas un malade, il l’aide à se guérir lui-même en réveillant ou en soutenant la force vitale du corps.

Cette idée de force vitale au service de la vie et présente partout dans la nature est loin d’être neuve. Elle est au contraire présente dès l’Antiquité, et tout au long de l’histoire de la médecine du monde. On peut penser à la médecine chinoise et ayurvédique.

Pour que cette force vitale s’active, il faut la stimuler avec le bon état d’esprit par le biais de la foi comme Louise Coirin, l’espérance (https://www.bloomingyou.fr/quest-gratitude-bienfaits/), l’imagination ou encore la visualisation et la pensée positive comme le décrypte la méthode Coué.

Pour une médecine humaine et curieuse  

Ainsi pour Patrick Clervoy, au lieu de dédaigner l’effet placebo, le médecin soucieux de ses patients devrait le stimuler et reconnaître ses vertus thérapeutiques. Au lieu de s’opposer à la foi, le médecin devrait plutôt la renforcer, aidant ainsi son patient à mobiliser ses forces, et à centrer sa pensée sur sa capacité à guérir plutôt que sur la maladie.

Et si le patient n’a foi en rien, le médecin doit se débrouiller pour lui apporter un égal. Cela est possible grâce à une relation médecin-patient reposant sur le réconfort et l’empathie. Un sourire, une voix posée, un confiant « tout ira bien, pas de stress », contribuent à faire baisser la pression psychologique, à détendre le corps et à lâcher-prise. C’est à cette condition que les forces vitales peuvent s’activer.

Le docteur Clervoy n’appelle pas à la croyance, mais à l’humilité et à la capacité de s’émerveiller et de sortir des cadres pour tester, expérimenter d’autres façons de faire. Bref, soyons curieux, que perdons-nous ?

Ses détracteurs ne vont pas manquer de voir en son livre une tentative de retour à la « pensée magique illusoire et dépassée du Moyen-Âge ». Mais les esprits tristes et chagrins n’ont jamais fait avancer la recherche et le monde. Ils ne font que plomber l’ambiance. Et dans un monde qui a vraiment besoin d’être réenchanté, la pensée magique qui résiste, ou renaît, est plus que bienvenue.

Source : Patrick Clervoy, Les pouvoirs de l’esprit sur le corps, éditions Odile Jacob, 2021
écrit par

La rédaction

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