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40-50 ans : le défi existentiel

La fin d’une époque

Une fois dépassé l’âge de 40-50 ans, la prise de conscience de sa mortalité conduirait à une crise psychologique et existentielle.

Durant la première partie de notre existence, nous sommes très impliqués dans un processus qui consiste à devenir ce que nous croyons devoir être pour exister aux yeux d’autrui. Mais arrive la transition avec ses fantômes…

Nous avons refoulé une partie de notre potentiel, des dimensions de notre personnalité que nous avons « choisi » de ne pas activer. Toute cette énergie génétique d’origine se retrouve stockée dans notre inconscient. Carl G. Jung a appelé l’ombre là où dort en nous des richesses qui ne demandent qu’à voir le jour.

Le milieu de la vie s’apparente à un deuil. Dire adieu à cette partie de nous si fortement identifiée au personnage que nous nous sommes construits à travers nos croyances, tel est le travail qui attend.

L’individuation

En parallèle, c’est le moment ou jamais de devenir plus conscients de ce qui a été non vécu et non choisi dans notre histoire personnelle. Le docteur Christophe Fauré appelle cela le début de l’intégration, une sorte d’ajustement à soi-même en vue d’un processus d’individuation. Certaines choses relèvent des choix d’autrefois et appartiennent à jamais au passé. Ainsi nous prenons conscience de ce que nous ne serons jamais sur certains plans, notamment professionnel ; un écrivain reconnu, un grand footballer, un architecte de renom… Mais au bout du compte, avons-nous toujours envie de cela ?

Cette transition du milieu de vie nous convie à devenir un individu complet, plein et entier, ayant une connaissance plus approfondie de lui-même, ayant reconnu ses mécanismes de défense, les aspects sombres et négatifs qui se cachaient en lui, en faisant ainsi plus de place aux aspects positifs qui cherchent à se prononcer tout en acceptant le non-choisi et le non-vécu d’autrefois.

Pourquoi la crise de milieu de vie est une bonne chose ?

Un mal pour un bien

Un retour à la source finalement qui a pour objectif de rendre conscient le soi initialement inconscient ; but ultime du processus d’individuation. La transition du milieu de vie est la jointure entre deux mouvements – de l’intérieur vers l’extérieur et de l’extérieur vers l’intérieur – , le moment où se rencontrent deux aspects différents de notre vie par l’inversion de deux irrésistibles mouvements psychiques.

Bien sûr que le déséquilibre qui touche alors notre identité peut être déboussolant, mais ne retrouve-t-on pas là un écho à la voie de l’équilibre, le Tao divisé en Yin et en Yang, cher à la médecine chinoise ?  Par ailleurs, tous les mythes de l’humanité s’accordent à dire que cette quête de soi qui paradoxalement dépasse l’individu, l’amène au cœur de lui-même.

écrit par

Sylvaine Allié

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