Réponse express : Au moins 70 % des femmes ménopausées présentent une atrophie vulvo-vaginale, selon la gynécologue Sheila de Liz. Le terme populaire de « sécheresse vaginale » est trompeur : il ne s’agit pas d’un manque d’hydratation superficiel mais d’un amincissement progressif de la muqueuse, lié au manque d’œstrogènes, qui touche aussi l’urètre et la vessie. C’est une évolution lente, qui ne s’améliore pas seule et qui s’aggrave d’année en année. C’est aussi l’un des rares domaines de la ménopause où un traitement simple, une crème locale à l’œstriol, produit des résultats nets : les brûlures disparaissent et les douleurs lors des rapports sont nettement soulagées, à défaut d’être toujours supprimées. Le principal obstacle décrit dans l’ouvrage n’est pas médical, il est culturel : le silence.
Ce dossier approfondit le confort intime dans notre parcours périménopause et ménopause. Pour situer les mots employés dans une proposition de traitement, consultez aussi le dossier hormones bio-identiques : définition, molécules et limites.