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Comment êtes-vous derrière votre écran ?

  • mis à jour le mardi 31 mars 2020
  • 6 Min de Lecture

/ 5.

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Le paradoxe des écrans

 Nocif et bénéfique

Comme l’écrit l’ethnobotaniste François Couplan dans « Ce que les plantes ont à nous dire » , tout est paradoxe. La nature est à la fois compétitive et solidaire. Les animaux peuvent être aussi bien cruels qu’émouvants. Quant à nous, humains, il est plus qu’évident que le paradoxe nous gouverne. Selon le contexte et notre état d’esprit, nous pouvons être solitaires ou sociaux. Egoïstes ou généreux. Ternes ou joyeux. Bons ou méchants.

Et si cette loi du paradoxe s’appliquait également aux objets ? Un couteau, par exemple, peut aussi bien découper une viande que trancher une gorge. Quid de nos écrans d’ordinateur, de télévision, de tablette et de Smartphone ? Eux aussi sont des outils, et en fonction de notre utilisation, ils peuvent être bénéfiques ou nocifs.

Ce qui est connu de tous

Les études consacrées aux écrans , à Internet et aux réseaux sociaux ne manquent pas de nous prévenir des dangers de la surconsommation des écrans sur notre santé mentale et physique.

Enfants comme adultes, tout le monde peut être touché par les mêmes symptômes. Addiction, perte de temps, apathie, déprime, procrastination, fainéantise, stress. Des états mentaux qui conduisent à avoir un impact sur notre sommeil, notre poids et donc notre santé.

Ces études mettent souvent l’accent sur le côté « noir » du numérique. Seulement, les écrans ne se résument pas à la violence verbale des réseaux sociaux, à la mise en scène dans les jeux vidéo, au pornographique ou à la propagande publicitaire, esthétique et médiatique.

D’autres contenus existent et contribuent pour le coup réellement à notre épanouissement intellectuel, moral, voire spirituel.

Quand les écrans nous apaisent

Invitation à l’intelligence numérique

C’est ce que nous apprennent les auteurs de « Connectés et heureux », Marie-Pierre Fourquet-Courbet et Didier Courbet. La première est spécialiste des médias numériques et le second psychologue de la santé intervenant en tant qu’expert au gouvernement. Tous les deux sont également professeurs-chercheurs à Aix-Marseille Université.

Selon les deux auteurs, les recherches sur le bien-être numérique et le stress digital ont énormément évolué depuis ces 10 dernières années. Et toutes concluent que ce n’est pas tant les écrans qui posent problème que notre relation à eux. Pour une grande majorité d’entre nous, elle est excessive et insouciante. Nous avons créé des mauvaises habitudes, qui s’expliquent en grande partie par notre fonctionnement cérébral influencé par le striatum.

Pour y remédier, Marie-Pierre Fourquet-Courbet et Didier Courbet invitent à développer notre intelligence numérique, à savoir utiliser les écrans en faisant preuve de discernement et de conscience.

Développer cette forme d’intelligence peut se faire à tout âge et repose trois processus :  savoir discerner le plaisir futile de l’utilisation constructive des écrans. Et surtout, savoir maîtriser ses réflexes addictifs vis-à-vis d’eux.

Un plaisir futile mais pas inutile

Les chercheurs notent qu’il existe deux types de plaisir. L’hédonique et l’eudémonique. Le plaisir hédonique, nous le connaissons très bien, c’est la recherche des plaisirs immédiats, la fuite de la souffrance et la mise en veille de nos émotions négatives. C’est le plaisir court-termiste.

Le plaisir eudémonique, c’est celui qui participe à l’épanouissement de notre être, notre intelligence et potentiel. C’est le plaisir du « croître » pour reprendre une formule de Nietzsche  et qui contribue durablement à notre bonheur. Celui-là demande de ne jamais renier ses souffrances, mais plutôt d’y faire face pour s’en libérer.

Le plaisir est donc lui aussi paradoxe. Il est immédiat et attendu. Et au lieu de choisir, pourquoi ne pas se faire doublement plaisir. Car les plaisirs hédoniques contribuent également à notre bien-être au quotidien.

Quand nous sommes stressés et fatigués après une journée pénible ou intense, pouvoir faire une pause mentale est plus que bénéfique. Prendre le temps de respirer et mettre le cerveau em mode « off » contribue grandement à diminuer notre stress, à nous apaiser et à nous rendre notre énergie. Pour cela, les écrans nous proposent un large choix en divertissement avec les séries comiques,  jeux vidéos, et les vidéos divertissantes circulant sur les réseaux sociaux.

Tout étant une question d’équilibre, le plaisir hédonique c’est ok mais à petite dose chaque jour. Le souci, naturellement, c’est notre gourmandise hédonique qui nous fait faire des excès. Pour la contrebalancer, il est donc important de laisser de la place aux plaisirs eudémoniques.

Quand les écrans nous construisent

Une fenêtre sur le monde

Au même titre que les livres, les écrans offrent une ouverture sur le monde. Vous pouvez trouver des informations sur n’importe quel sujet désiré.

Les auteurs font mention d’une vaste étude menée et publiée en 2017 par Mary Beth Oliver, professeur des études des médias et Léonard Reinecke, professeur de psychologie des médias : « The Routledge Handbook of Media Use and Well-Being : International Perspectives on Theory and Research on Positive Media Effects ». Et leurs résultats accordent beaucoup de crédits quant aux bénéfices eudémoniques des écrans.

En premier lieu, la science confirme ce que notre instinct nous disait déjà : les documentaires, les films, les séries peuvent nous aider à construire un autre regard sur le monde et les personnes. On peut penser au récents films « Les Misérables » ou « Banlieusards »qui auront fait beaucoup pour éclairer la réalité de la vie dans les banlieues. Tout comme le film « Par Instinct », qui contribue à revenir sur des amalgames que nous prêtons aux migrants.

C’est dans notre nature humaine, tout ce qui nous raconte une histoire nous parle. Nous sommes des êtres d’imagination, et quand un livre ou un film arrive à nous émouvoir, ou mieux à pénétrer dans notre monde intérieur, son impact est important. Parce que ce n’est pas simplement notre intellect qui a été touché, mais surtout notre ressenti.

Les écrans au service de notre bien-être

Le plaisir eudémonique a vocation a apporter davantage de sens dans notre vie. Il contribue à développer notre conscience de soi, de nos désirs et limites, de notre approche du monde. Et au même titre que les livres de philosophie ou de développement personnel, les écrans peuvent largement contribuer à cette construction à travers un média, un blog, un documentaire, ou un bon film. On peut encore partager nos intérêts avec un groupe sur les réseaux sociaux contribuant à stimuler notre réflexion.

A propos des réseaux sociaux, pour qu’ils deviennent une composante de notre bien-être, ils doivent être utilisés là aussi avec un certain sens de l’équilibre et de conscience : « Utilisés de manière non excessive, ils permettent de renforcer en ligne son capital de liaison et de transition, ce qui est favorable tant chez les adolescents que chez les adultes. Utilisés de manière passive ou excessive, les réseaux sociaux conduisent à se comparer aux autres, à penser que sa vie est moins sympa que celle des autres, ce qui génère du mal être ».

C’est cela le cœur du problème avec les écrans : leur utilisation passive et excessive en mode pilote automatique. Mais pour les utiliser de façon active et pleine conscience, cela demande une certaine maîtrise de soi.

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Savoir gérer ses comportements numériques

Qui mérite mon attention ?

Pour faire contribuer les médias numériques à notre bien-être eudémonique, il faut donc s’interroger. Qu’est-ce que je recherche quand je regarde telle émission ? Qu’est-ce que je « gagne » à jouer à tel jeu vidéo etc. Il est important de connaître ses faiblesses, ses comportements et l’origine de ses pulsions quand on a la fâcheuse habitude d’avoir toujours le nez derrière un écran.

Avoir des comportements compulsifs n’est jamais anodin. Quand on multiplie ces plaisirs, c’est qu’au fond de soi on refuse de se poser, de s’arrêter pour affronter des questions profondes et dérangeantes. Pourtant, ce passage désagréable est primordial pour une vie heureuse et qui a du sens. Dans une société qui prône l’immédiateté, on a oublié que le bonheur se pense sur du long terme.

Il est donc important de se recentrer, et de se demander clairement : « qu’est ce qui mérite mon attention ? » et de faire preuve d’autodiscipline.

Les vertus de l’autodiscipline

L’autodiscipline, c’est savoir maîtriser ses envies et frustrations. Plusieurs études relèvent que ceux qui maitrisent le mieux leurs pensées, émotions, et donc leurs comportements, sont en meilleure santé et plus heureux. Et plus on commence tôt à se discipliner, mieux c’est.

Une étude américaine, « A gradient of chilhood self-control predicts health, wealth and public safety” publiée en 2011, a démontré que les enfants ayant très tôt eu une maîtrise de soi ont une meilleure santé physique et gagnent mieux leur vie.

Apprendre à supporter la frustration, s’autodiscipliner, est donc primordial. Et pour cela pourquoi ne pas utiliser les écrans en laissant le soin à son adolescent de gérer son heure de jeu vidéo ou l’utilisation de son Smartphone. « Non seulement, la limitation sera mieux acceptée mais ce sont les outils numériques qui vont ensuite aider les jeunes à renforcer leur maîtrise de soi ». Ce qui leur servira tout au long de leur vie et dans bien des domaines.

Enfin, certains jeux vidéo enseignement également une forme d’autodiscipline. Tout comme la télévision nous propose Arte et « Les Anges de la Téléréalité », il y a aussi des jeux vidéo qui ne sont ni chronophages, idiots ou violents. Certains enseignent la patience, la mémoire, l’art de l’observation, de déduction et de calcul. Allez tester un jeu d’enquête de Sherlock Holmes (vous en trouvez à 6€) et vous serez vite convaincu ! 

Source : Marie-Pierre Fourquet-Courbet et Didier Courbet, « Connectés et heureux. Du stress digital au bien-être numérique », éditions Dunod, 2020
écrit par

Amal Dadolle

Relations interpersonnelles

Savoir être

Se connaître

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