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l’épigénétique : Comment nos comportements influencent nos gènes?

  • jeudi 31 janvier 2019
  • 6 Min de Lecture

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La révolution épigénétique, décryptage

Il y a comme un air de révolution dans les laboratoires depuis l’émergence d’une nouvelle discipline, l’épigénétique. A la différence de sa « grande sœur » la génétique, qui est la science des gênes, l’épigénétique est l’étude des différents mécanismes qui agissent sur l’expression des gènes. Car les gènes qui composent notre ADN ne sont pas des données fixes. En effet, ils peuvent être amenés à évoluer en fonction de notre environnement, et surtout de notre mode de vie.

C’est en cela que cette nouvelle discipline scientifique est révolutionnaire, car jusqu’à présent nous pensions que notre patrimoine génétique était un héritage sur lequel nous ne pouvions avoir aucune prise. Cadeau ou fardeau, il fallait faire avec.

Or, il n’en est rien. L’épigénétique nous apprend comment l’environnement et notre comportement influencent nos gènes, et comment nous pouvons agir sur eux pour notre propre santé, mais aussi pour le patrimoine génétique de notre descendance.

Comment notre mode de vie influence nos gènes ?

Comment nos choix de vie et notre environnement peuvent agir sur l’expression de nos gènes ? Sans entrer dans les détails techniques, nous influençons nos gènes par l’intermédiaire de différents mécanismes qui vont soit les réveiller, soit les endormir. Deux molécules sont notamment à l’œuvre :

  • L’acétylation, la molécule qui enclenche l’expression du gène, c’est le bouton « on ».
  • La méthylation, la molécule qui éteint l’expression du gène, c’est le « bouton off ».

« Vous êtes nés pour vous servir de vos gènes et non les subir ». Deepak Chopra

Si nous fumons, buvons, sommes sous tensions au quotidien, et que nous avons hérité de gènes porteurs de diabète type 2, d’obésité, d’une autre maladie chronique ou d’un cancer, nous allons réveiller ces variants génétiques.

En revanche, un mode de vie sain et serein va les endormir, les désactiver.  C’est l’adoption d’un comportement sur le long terme, bénéfique ou non, dont va dépendre la stabilité de nos variants génétiques. C’est ainsi que nous pouvons influencer l’expression de nos gènes et améliorer notre état de santé. Mais pas seulement notre santé, celle de nos futurs enfants aussi.

Quel héritage génétique pour les enfants ?

Effectivement, si nous adoptons le même mode de vie pendant 20, 30 ans, des changements épigénétiques vont aller jusqu’à marquer nos gamètes (les cellules reproductrices mâles ou femelles qui se rencontrent lors d’un rapport sexuel). On appelle ce phénomène une épimutation, beaucoup plus instable par nature qu’une mutation génétique, car elle repose sur la capacité de nos gènes à conserver leur nouvelle expression. Néanmoins, si nos gènes conservent leur nouvelle expression, nos gamètes sont marqués par ce changement et influenceront le patrimoine génétique des enfants à naître.

Maintenant que nous comprenons comment les mécanismes de l’épigénétique fonctionnent, nous pouvons connaître en détails les origines de l’apparition des cancers et l’incapacité de notre système immunitaire à y faire face.

L’épigénétique, vers la fin des cancers ?

Beaucoup de maladies, dont les cancers, sont dues principalement à deux causes :

  • La méthylation de l’ADN. Cela veut dire que les gènes suppresseurs de tumeurs sont éteints.
  • Le compactage trop serré de l’ADN autour des histones (des grosses protéines autour desquelles le brin de l’ADN s’enroule pour faire une pelote) qui rend illisible sa lecture aux enzymes chargées de les lire et de faire passer l’information à notre organisme.

Ces deux phénomènes mettent en stand-by les capacités de notre système immunitaire qui reste sans agir devant la prolifération des cellules cancéreuses.

Ainsi, le grand défi de l’épigénétique dans les 10 prochaines années sera de comprendre sur quel gène on doit agir, si on doit l’éteindre, l’allumer ou le rendre accessible à la lecture. Les prochains médicaments anticancers viendront des recherches en épigénétique.

Abordons enfin un autre bénéfice des apports de l’étude épigénétique : une meilleure compréhension du mécanisme de vieillissement.

L’épigénétique, la promesse d’une jeunesse durable ?

Novembre 2008, Dean Ornish et Elizabeth Blackburn publient leurs travaux communs dans The Lancet Oncology sur les effets des changements du mode de vie et l’allongement des télomères. Les télomères on les trouve tout au bout des branches de l’ADN, ils servent de protection. Leur fonction représente beaucoup plus pour nous, puisque ce sont elles qui déterminent le rythme des vieillissements des cellules.

Or les télomères raccourcissent à chaque division cellulaire. Pour autant, cette mécanique n’est pas fixée, c’est un processus qui peut s’accélérer ou ralentir sous l’influence de l’enzyme télomérase. Car cette protéine a le pouvoir de faire cesser le raccourcissement des télomères, voire même peut contribuer à leur allongement. Une précieuse enzyme que nous pouvons booster en veillant à son alimentation.

En clair, le handicap ou la dégradation du corps n’est pas un passage obligé quand on prend de l’âge. La santé de nos cellules conditionnera notre santé et  la manière dont nous vieillirons .

Alors quel comportement adopter pour optimiser ses gènes et bien vieillir ?

Les 5 clés pour améliorer son patrimoine génétique

Nous pouvons agir sur nos gènes via les ARN que notre corps produit toutes les minutes. Les ARN sont des molécules biologiques généralement utilisées dans les cellules comme intermédiaires des gènes pour fabriquer les protéines dont elles ont besoin. Pour ce faire, nous disposons de 5 appuis :

  • La nutrition
  • L’exercice physique
  • La gestion du stress
  • Le plaisir de faire ce que l’on fait
  • S’entourer de gens qui nous font du bien ou font ressentir le meilleur de nous

Ce qu’il y a de révolutionnaire, c’est que la science vient valider ce que notre instinct ou notre bon sens aurait deviné par lui-même. Mais l’apport révolutionnaire de l’épigénétique ne s’arrête pas là.

Révolution scientifique et nouveaux paradigmes

Quand la révolution s’invite dans les sciences, elle s’installe également dans les mentalités. En fonction de nos dernières connaissances sur le réel, notre regard sur celui-ci évolue de facto. L’épigénétique nous pousse ainsi à revoir quelques positions.

La fin du dilemme inné/acquis

Sommes-nous les produits de la nature ou de la culture ? Les deux, mon capitaine. Les notions d’inné et d’acquis, faussement opposées, sont en réalité tellement entremêlées qu’il est beaucoup plus pertinent de les visualiser comme un couple, plutôt que comme des adversaires.

La question homme/femme

En France, un des courants du féminisme veut qu’il existe une stricte égalité homme/femme en affirmant qu’il n’existerait aucune différence biologique.

Et pourtant, il y en a bien… Ainsi, les cerveau des femmes et celui des hommes sont différents. De même que le corps d’une femme ou d’un homme ont un mécanisme différent.  Pour le cancer du côlon, les tumeurs chez la femme sont souvent situées un peu plus haut que chez l’homme, et en cas de coloscopie il faudrait aller rechercher plus loin (ce qui n’est pas forcément fait d’ailleurs, notre médecine nous traitant tous sur la base de la morphologie masculine).

Quid de la génétique ? Entre les hommes et les femmes, il y a là aussi des différences. Selon si c’est le père ou la mère qui est concerné(e), selon que le sexe du bébé soit une fille ou un garçon, les effets d’interactions entre les gênes et l’environnement ne seront pas les mêmes.

Pour autant la différence n’implique pas de hiérarchie, aucune étude ne démontre la supériorité du cerveau masculin sur celui des femmes, ni de leur corps non plus.

Une philosophie épigénétique

Voyons plus large. Que nous montre la science, mais aussi les lois de la nature, du cosmos et les leçons de sagesse ? Que le monde repose sur une juste entente (équilibre) entre deux forces égales et complémentaires dans leurs différences. Il ne sert à rien de les opposer, il est plus pertinent de les marier pour avoir une vision plus juste de la réalité.

Nous n’en sommes qu’au début de l’épigénétique, et nous pouvons supposer (sans trop de risques) que cette révolution n’a pas fini de nous en dévoiler plus sur notre nature.

Source : Valérie Urman, La révolution épigénétique, entretiens avec Joël de Rosnay, Dean Ornish, Claudine Junien, David Khayat, Pierre-Henri Gouyon, Albin Michel, 2018
écrit par

La rédaction

Santé & Bien-être

Vitalité & bien vieillir

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