La surveillance active reste une prise en charge médicale
Pour certains cancers localisés de la prostate, une surveillance peut être discutée avec l’équipe médicale. Elle implique des examens réguliers et un traitement si l’évolution le nécessite. Le choix dépend notamment du stade et du grade du cancer, de l’âge, de l’état de santé, des effets indésirables possibles et des préférences du patient. Il ne s’agit pas de renoncer aux soins.
Source : National Cancer Institute, traitements du cancer de la prostate, consulté le 10 septembre 2026.
Ce que montre l’étude ProtecT à quinze ans
L’essai britannique ProtecT a réparti au hasard 1 643 hommes de 50 à 69 ans, atteints d’un cancer localisé détecté par dosage du PSA, entre surveillance, chirurgie et radiothérapie. Le suivi publié en 2023 porte sur une durée médiane de quinze ans.
Les décès dus au cancer de la prostate concernaient respectivement 3,1 %, 2,2 % et 2,9 % des participants : la différence entre groupes n’était pas statistiquement significative. En revanche, des métastases sont apparues chez 9,4 % du groupe surveillance, contre 4,7 % après chirurgie et 5,0 % après radiothérapie.
Ces résultats ne démontrent pas que les traitements sont inutiles ou équivalents sur tous les critères. La surveillance de cet essai reposait notamment sur le PSA, avec réévaluation et possibilité de traitement ; elle ne doit pas être assimilée à une absence de suivi. Le choix implique de peser bénéfices et risques.
Source : Hamdy et collaborateurs, étude ProtecT, NEJM, 11 mars 2023, DOI : 10.1056/NEJMoa2214122.
Mise à jour éditoriale du 10 septembre 2026 : le titre et les résultats présentés dans la version initiale ont été corrigés. Les données anciennes non datées et le passage sur le dépistage de 2012 ont été retirés pour éviter de les présenter comme des recommandations actuelles.