Réponse express : Nous associons spontanément la concentration à l’effort, à la crispation et à la fatigue. Jean-Philippe Lachaux soutient l’inverse, et il l’argumente. Ce qui épuise le cerveau, ce n’est pas de se concentrer, c’est le conflit entre deux intentions incompatibles, la gestion des erreurs et la surveillance permanente de sa propre performance. Un pianiste lui a dit sortir de certains concerts avec plus d’énergie qu’en y entrant. Un double vainqueur de la Diagonale des Fous lui a dit ressortir « vidé » de deux heures dans un centre commercial. Cet écart invite à regarder autrement ses journées.