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L’impact des mémoires du corps sur la santé mentale

  • mis à jour le mercredi 30 septembre 2020
  • 6 Min de Lecture

/ 5.

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Des limites de la psychanalyse

Compréhension n’est pas guérison

Il n’est pas rare d’entendre dans les médias ou autour de soi des personnes confesser avoir suivi des psychanalyses pendant 5, 10 ou 20 ans. Cela devrait nous interroger : qu’est-ce que ce temps long signifie ?

Il signifie à priori que même si on a compris avec notre psychanalyste l’origine de notre mal-être, celui-ci n’a pas pour autant disparu. Nous portons encore les stigmates du passé, continuons à avoir des croyances limitantes et à ne pas trouver notre place dans ce monde.

Comprendre intellectuellement notre mal-être ne suffit donc pas à le guérir et à retrouver notre entière vitalité. Pourquoi ? Parce que nos blessures et traumatismes s’inscrivent aussi bien dans notre psychisme que dans notre corps.

Découverte des mémoires du corps

Doucement mais sûrement, la médecine occidentale découvre la pertinence des médecines chinoises, indiennes et des guérisseurs des peuples premiers. Selon eux, le corps et l’esprit sont liés et tout est énergie. Les blessures émotionnelles s’inscrivent énergétiquement dans un endroit spécifique de notre corps.

Si on l’ignore et qu’on ne la soigne pas, cette énergie négative va se cristalliser dans le temps, créer un blocage énergétique empêchant par conséquence la bonne circulation de notre énergie vitale. Ces blocages non traités finissent par devenir avec les années un cancer ou autre chose. Ces blocages peuvent être également appelés les mémoires du corps.

Philippe Sieca fait partie de ces psychanalystes au parcours universitaire classique qui se sont ouverts aux médecines ancestrales après une rencontre déterminante et mémorable avec un chaman sibérien. C’est grâce à cette expérience qu’il est allé à la rencontre des mémoires de son propre corps, afin de débloquer ou dénouer les nœuds qui l’étouffent et le limitent.

Le corps n’a pas une mémoire, mais plusieurs. Certaines sont liées à son histoire personnelle, ce sont les mémoires internes et les autres sont les mémoires collectives.

Décryptage des mémoires internes

Les mémoires internes regroupent trois types de mémoire.

Les mémoires de blessures d’enfance

Commençons par les blessures d’enfance, celles que nous connaissons le mieux et qui n’épargnent pas grand monde.

Ces blessures sont l’héritage d’une enfance chaotique, marquée par l’abandon ou gangrénée par de la violence physique allant des coups aux abus sexuels. Moins traumatisantes mais pas moins handicapantes, se comptent aussi les blessures issues du désintérêt total ou des violences éducatives ordinaires. Cela va être de la paire de gifle pour une maladresse, à la pique cinglante et les insultes suite à une mauvaise note.

Les mémoires familiales

Ce sont celles qui concernent les histoires familiales où un membre va être le centre et le pilier de la saga familial. C’est, par exemple, le grand-père parti de rien qui a fait fortune et considère que sa famille lui doit tout. Sans lui, où seraient-ils ? C’est très compliqué de faire sa place ou de grandir en se comparant à une force de la nature. Que l’on ait eu un lien plutôt sympa (le papy vous a reconnu comme son digne héritier) ou complexe (l’héritier jugé indigne), il existe de toute manière une forte emprise psychologique.

Ces deux types de mémoires nous parlent, mais il y en a une troisième que nous oublions quasi-systématiquement, c’est la mémoire fœtale.

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La mémoire fœtale

Dans certaines civilisations, on considère l’âge d’un individu à partir de la date présumée de sa conception. Il est certes difficile de s’avancer sur le niveau de conscience dont nous pouvons disposer dans les tous premiers moments de notre vie, mais il est certain que nous avons très précocement une capacité de perception et d’enregistrement très développée.

Ce qui signifie qu’on s’imprègne et s’identifie à l’ambiance (confiante ou angoissante) et l’entente (bonne ou mauvaise) des parents. Ce vécu intra-utérin va influencer notre état d’esprit tout au long de notre vie.

Quelques exemples de mémoire fœtale :

  • Une mère stressée et angoissée peut affecter son fœtus qui va s’identifier à ce stress. L’enfant et l’adulte en devenir seront des angoissés notoires. Pour retrouver calme et zenitude, il faudra aller nettoyer cette mémoire fœtale.
  • Un enfant conçu au moment où les parents connaissent un deuil vivra une gestation marquée par la tristesse et le sentiment de perte. A l’âge adulte, cette tristesse reste le sentiment qui domine sa vie psychique.

Ces circonstances peuvent nous être connues, mais cela n’est pas nécessaire. On peut les découvrir lors d’une séance d’exploration de la mémoire fœtale. Le praticien plonge son patient dans un état de conscience modifiée, rendant possible l’accès à ce niveau de mémoire.

Cette approche holistique de la psychanalyse n’est pas sans rappeler dans une certaine mesure les travaux de Marc Frechet. Ce psychologue clinicien a pu démontrer que chaque fait marquant de la vie est gardé en mémoire par notre cerveau dans une base de données à laquelle celui-ci va se référer en permanence, avant de créer de nouveaux circuits neurologiques. Ce qui l’amène à déduire qu’il est important de déprogrammer les situations douloureuses au risque de les revivre au cours de sa vie.

Les mémoires collectives

Les mémoires collectives sont celles qui appartiennent à l’histoire de notre communauté ou de notre peuple. Elles concernent les horreurs qui traversent et marquent un peuple comme les génocides, les guerres ou les famines.

Mais également, les rites, les croyances religieuses et divers paradigmes socio-culturels. Ces mémoires collectives sont donc partagées par un très grand nombre, et elles sont le terreau où prend racine un espace d’appartenance et d’identification commune.

Là encore, il est à noter que la science corrobore cette théorie des mémoires :

  • Les travaux du docteur Ariane Giacobino, généticienne et chercheuse à l’université de Genève, ont observé que les traumatismes  laissaient une trace biologique dans l’ADN, particulièrement dans celui de la troisième génération issue du traumatisme.
  • A l’université du New Jersey, des neurobiologistes ont mené une expérience surprenante démontrant que des souris conditionnées à associer la douleur d’un choc électrique à l’odeur d’amande conservent ce conditionnement sur 5 générations.

Les mémoires peuvent s’avérer particulièrement pernicieuses et lourdes quand on les laisse envahir notre espace psychique. Le risque est qu’elles nous enferment dans nos carcans, préjugés et nos conditionnements mentaux.

Mais entre liberté et sécurité, le cœur humain a toujours hésité. Les mémoires collectives, si elles appuient les conditionnements, offrent aussi une douce sensation : celle d’appartenance et donc de sens. Quitte à ce que celui-ci se limite au maintien d’une tradition contraignante.

Remarquons également qu’il n’est pas aisé de nettoyer ses mémoires collectives. On ressent l’étrange impression d’abandonner ou de trahir son groupe. Cet inconfort s’ajoute à un autre, celui du vide ressenti et du manque de repère. Cet état est heureusement provisoire, et la sensation de liberté, de justesse et de cohérence prend vite le pas.

Comment nettoyer le corps de ses mémoires ?

Le nettoyage des mémoires

Philippe Sieca ne dispose de méthode recourant à une technique ou un process particulier. C’est plutôt un dialogue d’un corps à un autre, celui du praticien avec le patient.

Le praticien va entrer dans un état de conscience modifié qui va lui permettre de « se brancher » sur les ressentis corporels du corps du patient. Il va entamer un échange verbal, et détecter les blocages dans le corps qui apparaissent au fur et à mesure du récit de vie du patient.  Bien souvent, ce processus modifie également l’état de conscience qui comprend plus vite l’origine de ses blocages et aux raisons de leur maintien.

Autres méthodes de soin

Pour nettoyer ces différentes mémoires, on peut utiliser d’autres méthodes comme celle de la résilience, l’art de mettre du sens dans une histoire décousue et chaotique, préconisée par le neuropsychiatre Boris Cyrulnik. Ses études démontrent que certains épisodes et traumatismes du passé peuvent léser des zones de cerveau. Mais, ce n’est pas irrémédiable. Si nous changeons notre point de vue sur notre passé, en lui donnant du sens, de la logique et de l’espoir, les circuits neuronaux se reforment et les zones cérébrales guérissent progressivement.

Pour terminer, on peut aussi citer comme autres soins pour possible pour débloquer les mémoires le neuro-training ou la sociologie clinique.

Source : Philippe Sieca, « S’émanciper des mémoires du corps », éditions Le Souffle d’Or, 2020
écrit par

La rédaction

Santé & Bien-être

Médecine douce

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